Printemps permanent

Il nous est arrivé

de parler avec amusement

des cheveux blancs que tu t’es trouvés

de mes tempes qui grisonnent

du cap de la trentaine

que nous avons dépassé

sans nous en rendre compte

et de réfléchir au courant du temps

qui clapote et s’étire à nos pieds

et que nous survolons

maîtrisons

de notre vigilance

au lieu qu’il nous submerge

Je te le disais

et le dis toujours

le temps n’érode

que notre écorce la plus superficielle

Son flot n’emporte

que les résidus de nos vieilles tares

et son onde

abreuvera toujours

les racines de notre printemps permanent

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments