Monstres

je les reconnais

l’odeur le souffle le rien contact de mufles

états d’âme

états-aoûtats ma terreur est de voir déboucher l’escouade des sans-nom ceux-là travaillent dans le furtif le soir la soie lapant souriant l’évidence d’une chaleur – leur proie

ou bien selon les besoins de leur saison grignotant le coprah non exsangue, sifflant chaque goutte à travers la paille de chaque seconde, coupant les muscles au fil du silence, le
Monstre.

il y a longtemps que j’ai dressé la carte de ses subterfuges

mais il ne sait pas qu’au moment du répit

le sortant de ma poitrine j’en ferai un collier

de fleurs voraces

et je danse
Monstre je danse

dans la résine des mots et paré d’exuvies

nu.

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Aucune aile ici-bas n’est pour longtemps posée

Généalogie philosophale