À une chanteuse des rues

Petite zingarelle à voix d’or, tu nous charmes,
Et nous ouvrons l’oreille à tes enchantements.
Ton accent pur va droit à la source des larmes
Et réveille en nos cœurs de longs échos dormants.

Sous tes grands cheveux noirs, mince, pâle, amaigrie,
Errante par le monde en fille d’Israël,
Si tu nous vins à pied des steppes de Hongrie,
Nous voyons dans tes yeux resplendir tout un ciel.

Comme les rossignols, ignorant ton génie,
Tu chantes… les heureux s’enivrent de ta voix,
Et les infortunés te disent : « Sois bénie, »
En évoquant pour nous les bonheurs d’autrefois !

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