Les femmes et la mer

Depuis qu’Aphrodite la blonde

Jaillit des bras du flot amer,

Mieux qu’à nous, fidèles à l’onde,

Les femmes ont aimé la mer.
Et la Mer a gardé pour elles

Le tendre regard d’un amant ;

Elle vient baiser leurs pieds frêles

Avec un doux gémissement.
L’écume de ses flots plus calmes

Que l’orage ne gonfle pas

Vient poser l’argent de ses palmes

Sur le doux chemin de leurs pas.
L’âme de la mer est pareille

Aux lyres qu’effleure le vent,

Elle murmure à leur oreille

Un chant douloureux et vivant.
Souvent, j’ai voulu, dans un rêve,

Assis au bord du flot moqueur,

Mêler aux chansons de la grève

La triste chanson de mon coeur,
Quand je voyais, énamourées

Par les acres senteurs de l’air,

Passer sur les plages dorées

Les belles filles au teint clair.

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