Les Plus Lus

  • Un produit de beauté

    Ma petite personne a si peu d’importance… Juillet devient adulte. Ma coccinelle bien-aimée fait le voyage de la glycine au tournesol. L’azur n’est pas méchant : on peut le caresser. Le soleil dort au milieu […] Plus

  • La cigale

    Je ne crois pas que mon poème ait le moindre pouvoir, ni sur vous ni sur moi. Je le rédige, un peu pour me surprendre car dans le choix des mots, il en est un […] Plus

  • Le pull-over

    Nous échangeons des confidences, mon pull-over ? Tu es né en Ecosse, et moi je suis né n’importe où. Une ouvrière, un jour, t’a tricoté. Et moi, personne ne m’a fait de ses mains, de […] Plus

  • L’absurde

    J’aimerais quelquefois vivre dans l’ignorance. Ne me demandez pas mon nom. Je ne sais pas où se trouve la France. Les fleurs, nous les fanons dès que pour nous quelqu’un les cueille : une prin- […] Plus

  • D’un passé

    Je méritais, j’en suis sûr, la potence. Je séjournais souvent dans les prisons. Le cœur des femmes, cela pense sans qu’intervienne la raison. J’étais un gigolo plein de tendresse, main de batiste et regard souteneur. […] Plus

  • Je ne suis rien

    Je ne suis rien : un peu d’orgueil entre deux cendres. Je ne suis rien : une virgule dans un article de journal, vers 1892, pendant la guerre, on ne sait plus laquelle… Je ne […] Plus

  • éloge de la rime

    Je m’accroche à la rime, syllabe après syllabe et le cœur gros, comme au lieu de son crime le voleur. Je sais trop le poids des servitudes, pour croire que mes vers suivent ma loi. […] Plus

  • Le mois de mai

    Le printemps est joli, je vous assure : on dirait un baiser. Le renouveau de la nature, puis-je le mépriser quand l’hirondelle étroite me demande s’il faut percer l’azur et, volant par-dessus la lande, atterrir […] Plus

  • L’amour du mot

    La guerre ne me dérange pas : j’en ai fait deux ou trois quand j’étais jeune. Le génocide est une forme de commerce : exterminons les Juifs, et les Arabes, et les Français, s’ils ne […] Plus

  • L’oiseau-lyre

    Dans sa forêt de Tasmanie, un oiseau-lyre, malgré mille splendeurs, éprouvait une angoisse plus lourde, croyait-il, qu’un récif de corail. Il fit appel à moi. Je vins en baleinier, comme dans l’ancien temps. Je le […] Plus

  • Le cyprès

    pour Jacques Chessex Avec son cimetière en laisse, le cyprès m’a retenu toute une après-midi sur la colline : il fallait qu’il accuse les vivants et les morts, le silence et le bruit. Ce fut […] Plus

  • Gris ou noir

    Il dénoue sa cravate, un peu trop grise, un peu trop noire. Entre lui-même et lui, il vagabonde : pas plus de quatre mètres. Il ne veut pas compter les toits, ni les nuages. Les […] Plus