Jean MORÉAS

Date/Lieu de naissance : 15 avril 1856, Athènes, Grèce
Date/Lieu de décès : 30 avril 1910, Paris, France

Jean Moréas était un poète grec de langue française. Il a publié de nombreux poèmes dans des revues et magazines tels que Lutèce et Le Chat noir et a réuni ses poèmes dans deux recueils 'Les Syrtes' et 'Cantilènes'. Il écrivait initialement dans le style symbolique et a même écrit le Manifeste symboliste en 1886, qu'il publia dans le journal Le Figaro, en partie pour racheter la réputation de la nouvelle génération de jeunes écrivains de l'accusation de 'décadence' que la presse avait sous-entendu. Jusqu'au début des années 1890, il était considéré comme l'un des plus importants poètes symbolistes.
En 1891, le symbolisme devenant plus ouvertement associé à l'anarchisme, il publia 'Le Pèlerin' passionné qui rejetait les influences européennes et germaniques du Nord, telles que le romantisme (ainsi que certains aspects du symbolisme), en faveur des influences antiques romaines et grecques antiques. Ce travail a aidé à initier l'École Romane, dont l'esthétique a fourni à Charles Moréas l'idéologie nécessaire à la philosophie d'extrême droite Action Française.
Moréas est décédé à Paris le 31 mars 1910.

BIOGRAPHIE & INFORMATIONS

Sommaire

    Jean Moréas

    Ioánnis A. Papadiamantópoulos (en grec : Ιωάννης Α. Παπαδιαμαντόπουλος), dit Jean Moréas, né à Athènes le 15 avril 1856 et mort à Saint-Mandé (Seine) le 30 avril 1910, est un poète symboliste grec d’expression française.
    Issu d’ une famille distinguée d’ Athènes, fils de magistrat, Jean Moréas reçoit une éducation française et vient à Paris en 1875 pour y faire ses études de droit. Il y fréquente les cercles littéraires, notamment les Hydropathes. Il rentre brièvement en Grèce avant de revenir se fixer à Paris vers 1880.
    Il publie dans « Lutèce » et « Le Chat noir » et fait paraître ses premiers recueils poétiques, « Les Syrtes » en 1884 et « Cantilènes » en 1886. D’inspiration verlainienne, ces deux recueils pourraient se rattacher au mouvement décadent si leur auteur ne récusait celui-ci pour revendiquer l’étiquette « symboliste ». Il rejette en effet l’ésotérisme de la poésie décadente ainsi que l’ambiguïté de l’épithète et note que « la critique, puisque sa manie d’étiquetage est incurable, pourrait les appeler plus justement des symbolistes ».
    Il développe cette conception dans le « Manifeste littéraire » qu’il publie dans le supplément littéraire du Figaro du 18 septembre 1886, qui fonde le mouvement symboliste en rompant tant avec le décadentisme qu’avec le Parnasse. Le 1er octobre 1886, Jean Moréas fonde en outre une revue, « Le Symboliste », avec Paul Adam et Gustave Kahn.
    Selon lui, « la poésie symboliste : cherche à vêtir l’Idée d’une forme sensible qui, néanmoins, ne serait pas son but à elle-même, mais qui, tout en servant à exprimer l’Idée, demeurerait sujette, » ce qui suppose « un style archétype et complexe : d’impollués vocables, la période qui s’arcboute alternant avec la période aux défaillances ondulées, les pléonasmes significatifs, les mystérieuses ellipses, l’anacoluthe en suspens, tout trope hardi et multiforme. »
    Moréas cherche à passer de la théorie à la pratique avec « Les Demoiselles Goubert » (1886), écrit en collaboration avec Paul Adam, grand roman symboliste qui connaît un échec complet. Le recueil de poésie « Le Pèlerin passionné » (1891) suscite une indifférence polie. L’auteur y prend déjà ses distances avec les influences germaniques et scandinaves sensibles dans une partie de l’inspiration symboliste.
    Approfondissant cette esthétique, il se détourne du symbolisme pour fonder en 1892 l’école romane, qui veut rompre avec l’hermétisme et opposer à l’obscurité et aux brumes du nord la lumière du monde gréco-latin. Son recueil le plus célèbre, « Stances » (1899), illustre cette nouvelle ambition avec plus de bonheur que les œuvres antérieures, dans une langue d’une pureté classique qui rappelle André Chénier.
    Très célèbre de son vivant, Jean Moréas est tombé ensuite dans l’oubli. Il est mort à Saint-Mandé, près de Paris, en 1910.

    Source : Wikipédia

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