L’infâme adultère

Regards furtifs aux lueurs incandescentes
Caractère fautif et allure indécente
Sourires entendus et palabres bues
Promesse du fruit si peu défendu

L’infâme adultère ne dit jamais non
A l’homme délétère qui ne dit pas son nom

Investissant sur le pêché capital
Le bénéfice de l’amour marital
Spéculant sur les courbes boursières
Telle une chatte en mal de litière

Voluptueuse et enivrante imminence
Du jour promis à la jouissance
Expédiant le dîner qui précède
Au profit de l’idée qui l’obsède CONTINUER LA LECTURE

Exquise souffrance

Exquise souffrance, tendre saveur,

celle qu’il m’offre dans son regard,

prisonnière d’un doux labeur,

j’avance à tâtons dans le noir.
Je suis happée par sa douceur,

si vive et franche comme un poignard,

la lame froide et sans candeur,

me réveille d’un rêve hagard.
Exquise bise et beau projet,

que le souffle de son âme vive,

me berçant de ses grandes idées,

tandis que nos cœurs se ravivent.
Ses mains sont là mais en retrait,

prometteuses quand elles s’activent,

et choisissent de se déposer, CONTINUER LA LECTURE

Parousie

De Sparte, des quais Parnassiens, aux Parc floraux
Dans les compartiments ou l’on parle imparfaitement
Sur le parquet, mon parka, dans les parkings
Partout restent d’infimes particules de ton parfum
Qui partent, par-delà mes remparts
Percés de part en part, par nos heures partagées
Par mes mains par-devers toi que je parcours
Tout ou partie, impartiellement, partialement
Avec parcimonie, de ta partition dont je m’empare
Par-derrière, par-dessous, par-dessus,
En particulier participant vagabond de nos désirs épars
En parsemant nos apartés, de plaisirs parfonts. *
Sans pare-feu dans un parterre d’extases qui nous parent… CONTINUER LA LECTURE

Le jour né

Bien avant l’aube attendue,
je chuchote au jour pour que file la nuit,
perchée sur un fil tendu,
le crépuscule l’avait pourtant prédit.

Dans mon cœur, ce soleil,
tellement brûlant
au souvenir de ces instants
Bien avant,
je m’éveille

Je guette, au bord du précipice
Assoupie dans la volupté
Repue de rêves enivrés
J’attends… les ténèbres glissent

Le jour s’engouffre dans le vent,
c’est l’heure!
Emporté dans le temps,
en avant!
Soutenu par la pluie
… Et mon cœur me tient toujours compagnie CONTINUER LA LECTURE