L’abeille

Sur le vert Hymette, Éros, un matin,
Dérobait du miel à la ruche attique,
Mais, voyant le Dieu faire son butin,
Une prompte abeille accourt et le pique.
L’enfant tout en pleurs, le Dieu maladroit,
S’enfuit aussitôt, souffle sur son doigt,
Et jusqu’à Kypris vole à tire d’aile,
Oubliant son arc, rouge et courroucé :
Ma mère, un petit serpent m’a blessé
Méchamment ditil, de sa dent cruelle.
Tel se plaint Éros, et Kypris en rit :
Tu blesses aussi, mais nul n’en guérit !

Odes anacréontiques

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

L’étoile de Vénus si brillante et si belle

Le voyage manqué