Quand le grand oeil du Ciel tournoyant l’horizon

Quand le grand oeil du Ciel tournoyant l’horizon
Se darde au Capricorne, où sa chaleur passée
Se retirant de nous rend la terre glacée,
Et nous fait ressentir l’hivernale saison,

L’air lui voyant ravir l’amoureuse toison
De mille et mille fleurs dont elle est tapissée,
En pleure, et tout dépit d’une humeur amassée,
Voile son chef doré d’un autre chef grison.

Si donc l’air et le ciel lamentent la verdure,
Si l’animal absent pour sa compagne endure,
Pourquoi ne pourronsnous user de même loi,

Nous qui avons du ciel la première origine,
Qui portons la raison enclose en la poitrine,
Et qui sommes portraits d’un qui tient tout en soi ?

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