Le fils des armures

Tous les ducs morts sont là, gloire d’acier vêtue,
Depuis Othon le Saint jusqu’à Job le Frugal ;
Et devant eux, riant son rire musical,
L’enfant à soulever des armes s’évertue.

Chaque armure, où l’aïeul se survit en statue
Sous la fière couronne et le cimier ducal,
Joyeuse reconnaît d’un regard amical
Sa race, qui déjà joue avec ce qui tue.

Plongé dans un fauteuil de cuir rouge, gaufré
De fleurs d’or, l’écuyer, grand vieillard balafré,
Feuillette un très-ancien traité de balistique.

Et les vieux casques ont des sourires humains,
Cependant qu’au milieu de la chambre gothique
L’enfant chevauche sur une épée à deux mains.

Voter pour ce poème!

François Coppée Apprenti Poète

Par François Coppée

François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Laissez-vous emporter par le flux de la créativité. Écrivez, commentez, partagez.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Le fils de Louis XI

Le musée de marine