A des cimetières

Séjour mélancolique, où les ombres dolentes

Se plaignent chaque nuit de leur adversité

Et murmurent toujours de la nécessité

Qui les contraint d’errer par les tombes relantes,
Ossements entassés, et vous, pierres parlantes

Qui conservez les noms à la postérité,

Représentant la vie et sa fragilité

Pour censurer l’orgueil des âmes insolentes,
Tombeaux, pâles témoins de la rigueur du sort,

Où je viens en secret entretenir la mort

D’une amour que je vois si mal récompensée,
Vous donnez de la crainte et de l’horreur à tous,

Mais le plus doux objet qui s’offre à ma pensée

Est beaucoup plus funeste et plus triste que vous.

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Le Croup

La nuit du 15 novembre