J’ay chanté le Combat, la Mort, la sepulture

J’ay chanté le Combat, la Mort, la sepulture
Du Christ qu’on a comblé de torts injurieux
Je chante sa descente aux antres stygieux
Pour tirer noz ayeulx de leur noire closture.

Je chante (emerveillé) comme sans ouverture
De sa Tombe, il en sort vivant, victorieux,
Je chante son Triomphe : et l’effort glorieux
Dont il guinda là haut l’une et l’autre Nature,

Clair Esprit, dont ma Muse a cydevant apris
Ses douleurs, ses tourmens, sa honte, et son mespris,
Faites qu’or’ de sa gloire elle soit etofée.

Sus, Vierge, il faut tarir les torrens de vos pleurs,
Je veux (si vous m’aidez) elever son Trophée,
Et guirlander son chef de mille et mille fleurs.

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