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Pour qui tant de travaux ? pour vous? de qui l’aleine

Pour qui tant de travaux ? pour vous? de qui l’aleine
Pantelle en la poictrine et traine sa langueur ?
Vos desseins sont bien loin du bout de leur vigueur
Et vous estes bien pres du bout de vostre peine.

Je vous accorde encore une emprise certaine,
Qui de soy court du Temps l’incertaine rigueur ;
Si perdrezvous enfin ce fruit et ce labeur :
Le mont est foudroyé plus souvent que la plaine.

Ces sceptres enviez, ces Tresors debattus,
Champ superbe du camp de vos fieres vertus,
Sont de l’avare mort le debat et l’envie.

Mais pourquoi ce souci ? mais pourquoi cest effort ?
Sçavezvous bien que c’est le train de ceste vie ?
La fuite de la Vie, et la course à la Mort.

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