L’amitié nous fait dieu

Mes vieux amis je pense à vous Je ne sais pourquoi je pense A tous ces êtres sans visage Et l’absence n’arrange rien Parce qu’après tout ce temps mort Passé dans l’ardent soleil au Pays des vivantes camardes Il est difficile de croire Au ciel turquoise notre monde En verdure et rouge le sang Sur la lèvre étrange des filles Mais je vous trouve tout au fond De la nuit complète du cœur Vous avez plein les mains d’étoiles Et sans doute un oiseau s’endort Dans vos cheveux car me voici Deviner qu’on respire au creux Des feuillages de mon jardin C’est très doux comme dans l’été Le souffle obscur monté des puits Ce sont des mots qui viennent là Comme jamais légers faciles Acceptant l’ivresse et l’amour De la plume et de l’encre dans

Le colombier de craie du livre Et que m’importe maintenant Le chant que je pourrais transcrire Il y a Dieu qui me retrouve Au milieu de ce jour il y A parmi la nuit plus d’étoiles Qu’en ma vie de larmes plénières Et vos genoux vers moi plies Dans les absides de la terre.

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L’irrémédiable

Dure contrainte…