Taverny

Les locomotives parfumées du tabac
Piétinée cette cendre dans l’air du vendredi
Mais à
Vaucelles une tendre vapeur neigeuse
Emplissait tout à coup la vitre du wagon
Les pêchers sont en fleurs et proches les vergers

Taverny vient ensuite une maigre station
Comme un chien de garde qui dort et qui respire
Avec autour les maisons laineuses les brebis
Je débarque midi passé le sémaphore
Est un berger dont bat le cœur une simple fois

Je me suis égaré les ruelles sont creuses
Mais déjà vous parlez de la forêt là-haut
Je me suis retrouvé nous montons à grands pas
Le long des grilles et des feuilles des fumées
La maison n’est pas profonde elle s’élève au ciel

Emplie d’oiseaux sages faisant une musique de silence
Et voici qu’est tombé dans le vin rouge un bouchon

[brun

Voici les poissons plats et voici le bon pain
La vie s’approche et la beauté demeure ici
Passe repasse par la porte fraîche des grands tableaux

L’atelier sous les combles ouvrait l’œil et les deux
Aux arbres aux toits hauteur de l’âme j’ai retrouvé
Le rude et grand bleu de vos ciels avec le cri tordu
Des branches des gerbiers des moulins même et pour

[finir

Don
Quichotte battant le grain noir du jour d’avril.

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