Dernières histoires

  • Sujet de la comédie des fleurs

    L’auteur étant prié par des belles dames de leur faire promptement une pièce de théâtre pour représenter à la campagne, et se voyant pressé de leur écrire le sujet qu’il avait choisi pour cette comédie, à laquelle il n’avait point pensé, leur envoya les vers qui suivent. Puisqu’il vous plaît que […]

  • La Vendangeuse

    Toi dont les cheveux doux et longs Se déroulent en onde fière, Comme les flots de ta rivière, O belle fille de Châlons ! Penche ta tête parfumée, Que je puisse, ô ma bien-aimée ! Voir baigné par ces cheveux blonds Ton riant profil de camée. O fille d’un climat divin […]

  • Sur les tréteaux

    Je ne joue plus la comédie que devant moi. Tantôt en mousquetaire, tantôt en arlequin, geste trop large ou voix cassée, je me salue sur les tréteaux : « Bonjour, Monsieur Nous-même, je nous adore tous les deux ; aux provinces du Verbe, nous avons partagé tous les bonheurs. » Je […]

  • Et voile à nul souffle bercée

    Et voile à nul souffle bercée, S’enguidonne d’un beau ciel d’or Le dimanche très en décor Pour les femmes de mes pensées : Et les femmes ont dépensé Leur coeur tout devant les fenêtres Et creusent, d’amour enlisées, Jusqu’au pleur ce ciel des fenêtres. Vierges d’attente et de martyre, Au gril […]

  • Lendemain

    Hé bien ! j’ai triomphé, l’on m’a fort applaudie, J’ai su rire, chanter, jouer la comédie, Être jeune une fois et répondre à chacun, Sur son salut banal, un autre lieu commun. L’éclair à la prunelle et le rose à la joue, Hé bien ! c’est vrai, j’ai fait tout cela, […]

  • La Gloire de Molière

    Ode récitée au Théâtre de l’Odéon le 15 janvier 1851 I Un rideau devant lequel sont groupées les trois Muses de la Poésie, de la Comédie et du Drame La Poésie Peuple, je suis la Poésie. Ma lyre, en horreur aux méchants, Vibre, et ma sainte frénésie Laisse, comme un flot […]

  • Bakkhos

    Prologue récité à l’Opéra par C. Coquelin dans la représentation consacrée a l’histoire du théatre le 27 janvier 1886 Hommes, je suis Bakkhos aux lèvres purpurines, Qui reçoit le soleil embrasé sur son flanc, Et qui meurt et renaît dans vos fortes poitrines, Et le sang généreux de la vigne est […]

  • Ne me sois pas marâtre, ô nature chérie

    Ne me sois pas marâtre, ô nature chérie, Redonne un peu de sève à la plante flétrie Qui ne veut pas mourir ; Les torrents de mes yeux ont noyé sous leur pluie Son bouton tout rongé que nul soleil n’essuie Et qui ne peut s’ouvrir. Air vierge, air de cristal, […]

  • Me voilà revenu de ce voyage sombre

    Me voilà revenu de ce voyage sombre, Où l’on n’a pour flambeaux et pour astre dans l’ombre Que les yeux du hibou ; Comme, après tout un jour de labourage, un buffle S’en retourne à pas lents, morne et baissant le mufle, Je vais ployant le cou. Me voilà revenu du […]

  • Étoiles, qui d’en haut voyez valser les mondes

    Étoiles, qui d’en haut voyez valser les mondes, Faites pleuvoir sur moi, de vos paupières blondes, Vos pleurs de diamant ; Lune, lis de la nuit, fleur du divin parterre, Versemoi tes rayons, ô blanche solitaire, Du fond du firmament ! Oeil ouvert sans repos au milieu de l’espace, Perce, soleil […]

  • À George Sand III

    Puisque votre moulin tourne avec tous les vents, Allez, braves humains, où le vent vous entraîne ; Jouez, en bons bouffons, la comédie humaine ; Je vous ai trop connus pour être de vos gens. Ne croyez pourtant pas qu’en quittant votre scène, Je garde contre vous ni colère ni haine, […]

  • L’Aube romantique

    A Charles Asselineau Mil huit cent trente!  Aurore Qui m’éblouis encore, Promesse du destin, Riant matin! Aube où le soleil plonge! Quelquefois un beau songe Me rend l’éclat vermeil De ton réveil. Jetant ta pourpre rose En notre ciel morose, Tu parais, et la nuit Soudain s’enfuit. La nymphe Poésie Aux […]