Le chant des sirènes

Dans une étendue d’âmes qui se désirent,

Les vagues s’imprègnent les unes des autres,

Le temps suspend son vol pour que son sourire,

Conquiert des cœurs encore sauvages, les nôtres.
Et, dans cette tempête qu’est notre affection,

C’est le plus noir des démons qui la chevauche,
Mais, seule toi, amène l’hiver aux enfers,

Réchauffe les mondes d’un souffle solaire,

Vole les maux, la nuit, telle une sirène,
Tu gouvernes une autre voile que la mienne,

Mais nous naviguerons sur le même océan,

Traçant un unique chemin au gré du vent.
Mathieu Cauchie

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