A Monsieur du Pin

Ode burlesque.

Cher du PIN, je suis indigent
Plus que le party de la Fronde ;
Je n’ay point d’or et moins d’argent
C’est le plus grand malheur du monde.

Et tu me voudrois conseiller
De faire quelque Comedie ?
Il est mal aisé de railler
Quand peu s’en faut qu’on ne mandie.

Nostre Roy, qui, sans le vanter,
Vaut bien l’heritier de Pelée,
Peut, s’il le veut, resusciter
La joye en ma teste pelée.

Quand sa Majesté me feroit
Quelque bienfait considerable,
Grand Roy pas moins il n’en seroit,
Et j’en serois moins pauvre Diable. […]

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