Arrête un peu, mon Coeur, où vas-tu si courant ?

Arrête un peu, mon Coeur, où vastu si courant ?
Je vais trouver les yeux qui sain me peuvent rendre.
Je te prie, attendsmoi. Je ne te puis attendre,
Je suis pressé du feu qui me va dévorant.

Il faut bien, ô mon coeur ! que tu sois ignorant,
De ne pouvoir encor ta misère comprendre :
Ces yeux d’un seul regard te réduiront en cendre :
Ce sont tes ennemis, t’irontils secourant ?

Envers ses ennemis, si doucement on n’use ;
Ces yeux ne sont point tels. Ah ! c’est ce qui t’abuse :
Le fin berger surprend l’oiseau par des appâts.

Tu t’abuses toimême, ou tu brûles d’envie,
Car l’oiseau malheureux s’envole à son trépas,
Moi, je vole à des yeux qui me donnent la vie.

Recueil : Stances

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Les pieds nus de ma poésie