Au revoir

Puisqu’il n’y aura pas de lendemain commun

le ciel qui nous berce ne semblant pas le même

puisque le temps qui coule érode nos chemins

avec peu d’égards pour les graines que l’on sème.
Puisque j’aurais aimé replonger dans tes yeux

te parler de mon coeur, écouter tes tirades

dormir tout contre toi, se balader à deux

et voir le monde ensemble pour le rendre moins fade.
Puisque si tu voulais pleinement me revoir

tu saurais proposer une clé à ce puzzle

faire jour là où tu vois encore trop noir CONTINUER LA LECTURE

Quotidien (voyage)

À ces mots parfois enivrants

qui sont le chant de nos pensées

et le pont vers nos sentiments,

mais peuvent aussi bien nous blesser.
À ces images que l’on capture

instants dévoilant d’autres vies,

d’autres lieux et d’autres allures,

qui deviennent un peu nous aussi.
À ces pensées qui nous travaillent

lorsque la route étale nos pas

pour que les fils de nos mailles

s’étirent et tissent leur ouvrage.
À ces heures creuses et ces heures pleines

au temps qui devient ce qu’il est

la contemplation n’est pas vaine CONTINUER LA LECTURE

Exquise souffrance

Exquise souffrance, tendre saveur,

celle qu’il m’offre dans son regard,

prisonnière d’un doux labeur,

j’avance à tâtons dans le noir.
Je suis happée par sa douceur,

si vive et franche comme un poignard,

la lame froide et sans candeur,

me réveille d’un rêve hagard.
Exquise bise et beau projet,

que le souffle de son âme vive,

me berçant de ses grandes idées,

tandis que nos cœurs se ravivent.
Ses mains sont là mais en retrait,

prometteuses quand elles s’activent,

et choisissent de se déposer, CONTINUER LA LECTURE

Horizon décousu

Pour ceux qui étaient là et un jour ne sont plus

qui traversent la voie, l’horizon décousu.

Ils passent dans nos vies, semblent s’en accorder

puis disparaissent sans bruit, la corde dénouée.
Pour les liens que l’on crée et que l’on croit solides,

où chaque nœud tissé repose dans le vide.

À ces pierres déposées pour fonder les parcours

que l’on construit ensemble et qui s’éboulent un jour.
Rien ne dure, ne sera, pareil à maintenant.

Rien n’est plus dur à vivre que l’impermanent. CONTINUER LA LECTURE