Rechercher
Chercher dans le titre
Chercher dans le contenu
Filter by Custom Post Type

Essayez: AmourBonheurAmitiéNatureTemps qui passe‎TristesseViePrintempsRomantique

Madrigal

Tu m’as, ces pâles jours d’automne blanc, fait mal
À cause de tes yeux où fleurit l’animal,
Et tu me rongerais, en princesse Souris,
Du bout fin de la quenotte de ton souris,
Fille auguste qui fis flamboyer ma douleur
Avec l’huile rancie encor de ton vieux pleur !

Oui, folle, je mourrais de ton regard damné.
Mais va (veux-tu ?) l’étang là dort insoupçonné
Dont du lys, nef qu’il eût fallu qu’on acclamât,
L’eau morte a bu le vent qui coule du grand mât.
T’y jeter, palme ! et d’avance mon repentir
Parle si bas qu’il faut être sourd pour l’ouïr.

  • 0/5
  • 0 Avis
0 AvisX
Mauvais! Pas si bon! Bon! J'aime Excellent!
0% 0% 0% 0% 0%

Avez-vous été touché par ce poème? Partagez votre histoire ici.

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz

Paul Verlaine

Poète français né à Metz le 30 mars 1844, Paul Verlaine est décédé à Paris le 8 janvier 1896.

Send this to a friend