dans

On n’offense que Dieu qui seul pardonne

J'aime
J'aime J'adore Haha Wow Triste En colère

On n’offense que Dieu qui seul pardonne. Mais
On centriste son frère, on l’afflige, on le blesse.
On fait gronder sa haine ou pleurer sa faiblesse,
Et c’est un crime affreux qui va troubler la paix
Des simples, et donner au monde sa pâture,
Scandale, cœurs perdus, gros mots et rire épais.

Le plus souvent par un effet de la nature
Des choses, ce péché trouve son châtiment
Même ici-bas, féroce et long communément.
Mais l’Amour tout-puissant donne à la créature
Le sens de son malheur qui mène au repentir
Par une route lente et haute, mais très sûre.

Alors un grand désir, un seul, vient investir —
Le pénitent, après les premières alarmes.
Et c’est d’humilier son front devant les larmes

De naguère, sans rien qui pourrait amollir
Le coup droit pour l’orgueil, et de rendre les armes
Comme un soldat vaincu, — triste de bonne fol.

Ô ma sœur, qui m’avez puni, pardonnez-moi !

J'aime
J'aime J'adore Haha Wow Triste En colère

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Écrit par Paul Verlaine

Poète français né à Metz le 30 mars 1844, Paul Verlaine est décédé à Paris le 8 janvier 1896.

Læti et Errabundi

Fog