Rechercher
Chercher dans le titre
Chercher dans le contenu
Filter by Custom Post Type

Essayez: AmourBonheurAmitiéNatureTemps qui passe‎TristesseViePrintempsRomantique

On n’offense que Dieu qui seul pardonne

On n’offense que Dieu qui seul pardonne. Mais
On centriste son frère, on l’afflige, on le blesse.
On fait gronder sa haine ou pleurer sa faiblesse,
Et c’est un crime affreux qui va troubler la paix
Des simples, et donner au monde sa pâture,
Scandale, cœurs perdus, gros mots et rire épais.

Le plus souvent par un effet de la nature
Des choses, ce péché trouve son châtiment
Même ici-bas, féroce et long communément.
Mais l’Amour tout-puissant donne à la créature
Le sens de son malheur qui mène au repentir
Par une route lente et haute, mais très sûre.

Alors un grand désir, un seul, vient investir —
Le pénitent, après les premières alarmes.
Et c’est d’humilier son front devant les larmes

De naguère, sans rien qui pourrait amollir
Le coup droit pour l’orgueil, et de rendre les armes
Comme un soldat vaincu, — triste de bonne fol.

Ô ma sœur, qui m’avez puni, pardonnez-moi !

  • 0/5
  • 0 Avis
0 AvisX
Mauvais! Pas si bon! Bon! J'aime Excellent!
0% 0% 0% 0% 0%

Avez-vous été touché par ce poème? Partagez votre histoire ici.

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz

Paul Verlaine

Poète français né à Metz le 30 mars 1844, Paul Verlaine est décédé à Paris le 8 janvier 1896.

Send this to a friend