Eros (II)

Ô faisons tout pour cacher son visage
d’un mouvement hagard et hasardeux,
il faut le reculer au fond des âges
pour adoucir son indomptable feu.

Il vient si près de nous qu’il nous sépare
de l’être bienaimé dont il se sert ;
il veut qu’on touche ; c’est un dieu barbare
que des panthères frôlent au désert.

Entrant en nous avec son grand cortège,
il y veut tout illuminé,
lui, qui après se sauve comme d’un piège,
sans qu’aux appâts il ait touché.

Vergers

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