Je sais qu’elle pleure la nuit

Je sais qu’elle pleure en silence
Quand la nuit défile avec sa pèlerine noire
Rappelant tous les chagrins et effaçant l’espoir
Du cœur de celle qui dort dans le vide
Dans ce lit jadis enflammé et désormais humide
Je sais qu’elle pleure en silence
Les larmes coulant tout au long de ses joues
Les mains sur sa bouche retenant le son de la jérémiade
Celui d’une profonde grisaille, et douleurs par myriades
Les yeux empourprés, et le souffle égorgé
Chaque nuit ainsi elle se dirige vers sa fenêtre
pour observer le ciel,
Pour dialoguer avec le vent,
Pour qu’il puisse caresser sa chevelure avec son pèle
En croyant que c’est lui, c’est son bien-aimé
Dont le parfum est toujours frais
Car je sais qu’elle pleure son absence
Celle qui a perduré, et l’a rendu en carence
En manque d’autrui, dont l’arôme se ressent puis s’enfuit
De ses dires dont elle ne se rappelle que des versifies
Elle pleure également sa voix et ses traits de visages
Qu’elle craint d’oublier et devenir un simple mirage

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