Désert humanoïde

8h16.
Le goudron pleure ses dernières larmes de chaleur.
Des carcasses humaines fleurissent le bord de la route.
Enfin, ce qu’il en reste…
Le ciel n’existe plus, seul le soleil est maître de l’univers.

Le règne minéral a fermé ses yeux
Pour laisser place au désert.
Les herbes folles sont mortes, sans rien dire.
Les arbres dégénérés dans un coin, un peu plus loin.

8h19, c’est la fin.
Plus de goudron, d’herbe folle, ni d’arbre.
Les carcasses font les beaux jours, à la seule vie humaine,
Les vautours…

Sandrine Davin

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