Puisqu’à si beau Soleil j’ai mon aile étendue

Puisqu’à si beau Soleil j’ai mon aile étendue,
Plus mon désir me pousse et m’élève làhaut,
Plus je perds mon séjour, plus mon désir est chaud,
Je méprise la terre et surmonte la nue.

Je ne crains le malheur ni la perte connue
Du jeune audacieux, ni son funèbre saut ;
Bien que je tombe ainsi, chétif, il ne m’en chaut :
La mort pour tel dessein n’épouvante ma vue.

Mon coeur s’écrie alors, étonné du danger :
‘ Malheureux, où vastu si prompt et si léger ?
Toujours un repentir suit pareille entreprise. ‘

Non, ne crains point, mon coeur, aidemoi seulement.
Celui meurt au berceau qui son bonheur méprise,
Et qui meurt comme nous vit éternellement.

Amours de Phyllis

Voter pour ce poème!

Laisser un avis, une critique ou analyse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Enfance perdue

Non. Il fut gallican, ce siècle, et janséniste !