À Charles Baudelaire

A eux la faute, pourquoi tant d’orgueil ?

Stendhal.
O poëte, il le faut, honorons la Matière ;

Mais ne l’honorons point d’une amitié grossière,

Et gardons d’offenser, pour des plaisirs trop courts,

L’Amour, qui se souvient, et se venge toujours.

Notre âme est trop souvent comme cette Bacchante

Que, dans une attitude aimable et provocante,

Le Satyre caresse et retient dans ses bras,

Rouge de ses désirs et de son embarras,

La tête renversée et les lèvres mi-closes, –

Et que l’enfant Amour châtie avec des roses.
Mars 1845.

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Théodore de Banville Apprenti Poète

Par Théodore de Banville

Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du bonheur ».

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