En marchant le matin

Puisque làbas s’entr’ouvre une porte vermeille,
Puisque l’aube blanchit le bord de l’horizon,
Pareille au serviteur qui le premier s’éveille
Et, sa lampe à la main, marche dans la maison,

Puisqu’un blême rayon argente la fontaine,
Puisqu’à travers les bois l’immense firmament
Jette une lueur pâle et calme que la plaine
Regarde vaguement,

Puisque le point du jour sur les monts vient d’éclore,
Je m’en vais dans les champs tristes, vivants et doux ;
Je voudrais bien savoir où l’on trouve une aurore
Pour cette sombre nuit que nous avons en nous !

Que fait l’homme ? La vie estelle une aventure ?
Que verraton après et de l’autre côté ?
Tout frissonne. Estce à moi que tu parles, nature,
Dans cette obscurité ?

Les quatre vents de l’esprit

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