l’automne, le début de la fin

l’automne 

 

la marche lente des bœufs progresse, scandée de toux,

dans le ciel se délavent tous les gris de l’orage,

la plainte du corbeau semble isoler de tout,

un glas résonne au loin, exhorte le courage, 

 

la flaque marque l’épreuve de la route du bois,

dans la fraîcheur nouvelle s’éveille des parfums,

la lumière devient douce, la brume masque l’aboi,

un reste de souvenir rend visite aux défunts,

 

la rivière s’emporte pour des rives sablières,

dans un dernier soupir les feuilles tournent à l’or

la ronde des champignons invoque les sorcières,

un tas de pierres en ruine, rappelle le temps d’alors,

 

l’automne c’est le temps d’un retour au mystère

dans chaque ombre on devine le sommeil de l’été,

l’automne c’est le labour et c’est la mise en terre

le blé, le corps de l’homme, sera ou a été… 

 

 

 

 

 

 

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