l’ennui hic et nunc

L’ennui,

 

Si la rouille est sa mère, le déclin est son père

elle l’enfanta aux forges éteintes

il l’a voulu d’empires à terre

mais tous les deux ensembles, le firent d’une plainte

*

les humains se plaignaient de l’inactivité

alors comme la rouille au fer

et le déclin des belles cités

l’ennui vida les lieux et étouffa le faire,

*

la morale ne garda de ce nouvel enfant

que le cri poussé à son tour,

car il résonne dans le temps

quand les hommes, des bêtes, séparèrent leurs jours

*

et même avec les arts, les vacances et le net,

de s’ennuyer nos vies en crèvent,

mais la nature sur la planète

ayant horreur du vide, nous comble de son rêve…

*

 

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