Rêve comme trêve

rêve,

Tout un chacun porte en son fond un lieu étrange,
des sots ont dit : « un inconscient »,
prenant la nuit par le sommeil ce temps d’échange,
l’imaginaire est négociant,

Tout opportun s’emportent au nom d’un vieux mélange,
des mots maudits, par la conscience,
feignant ainsi sans le conseil des gens et d’anges,
les images errent, et naît l’absence,

Tout un chemin, sorte de pont, milieu de change
des hauts dénis de la veillance,*
craignant l’ennui et le réveil, s’étend, s’arrange
ce liminaire sans surveillance,

Tout au matin supporte « raisons » ou mieux, vidange
les gros oublis, le rêve immense
étant soumis à notre veille, l’élan vendange
ce cimetière de l’immanence…

 

*veillance, fait de veiller sur quelqu’un. 

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