Les Plus Lus

  • Contre la peine de mort

    (Au peuple du 19 octobre 1830) Vains efforts ! périlleuse audace ! Me disent des amis au geste menaçant, Le lion même faitil grâce Quand sa langue a léché du sang ? Taisezvous ! ou chantez comme rugit la foule ? Attendez pour passer que le torrent s’écoule De sang et de lie écumant ! […] Plus

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  • Chant d’amour (VI)

    Un jour, le temps jaloux, d’une haleine glacée, Fanera tes couleurs comme une fleur passée Sur ces lits de gazon ; Et sa main flétrira sur tes charmantes lèvres Ces rapides baisers, hélas ! dont tu me sèvres Dans leur fraîche saison. Mais quand tes yeux, voilés d’un nuage de larmes, De ces jours écoulés […] Plus

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  • Milly ou la terre natale (I)

    Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ? Dans son brillant exil mon coeur en a frémi ; Il résonne de loin dans mon âme attendrie, Comme les pas connus ou la voix d’un ami. Montagnes que voilait le brouillard de l’automne, Vallons que tapissait le givre du matin, Saules dont l’émondeur effeuillait la […] Plus

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  • À une fleur séchée dans un album

    Il m’en souvient, c’était aux plages Où m’attire un ciel du Midi, Ciel sans souillure et sans orages, Où j’aspirais sous les feuillages Les parfums d’un air attiédi. Une mer qu’aucun bord n’arrête S’étendait bleue à l’horizon ; L’oranger, cet arbre de fête, Neigeait par moments sur ma tête ; Des odeurs montaient du gazon. […] Plus

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  • Le désert ou l’immatérialité de Dieu

    Il est nuit… Qui respire ? … Ah ! c’est la longue haleine, La respiration nocturne de la plaine ! Elle semble, ô désert ! craindre de t’éveiller. Accoudé sur ce sable, immuable oreiller, J’écoute, en retenant l’haleine intérieure, La brise du dehors, qui passe, chante et pleure ; Langue sans mots de l’air, dont […] Plus

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  • Jocelyn, le 16 décembre 1793

    La nuit, quand par hasard je m’éveille, et je pense Que dehors et dedans tout est calme et silence, Et qu’oubliant Laurence, auprès de moi dormant, Mon cœur mal éveillé se croit seul un moment ; Si j’entends tout à coup son souffle qui s’exhale, Régulier, de son sein sortir à brise égale, Ce souffle […] Plus

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  • Tendances BofBof

    Le coquillage au bord de la mer

    (À une jeune étrangère.) Quand tes beaux pieds distraits errent, ô jeune fille, Sur ce sable mouillé, frange d’or de la mer, Baisse-toi, mon amour, vers la blonde coquille Que Vénus fait, dit-on, polir au flot amer. L’écrin de l’Océan n’en a point de pareille ; Les roses de ta joue ont peine à l’égaler […] Plus

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  • L’infini dans les cieux

    C’est une nuit d’été ; nuit dont les vastes ailes Font jaillir dans l’azur des milliers d’étincelles ; Qui, ravivant le ciel comme un miroir terni, Permet à l’oeil charmé d’en sonder l’infini ; Nuit où le firmament, dépouillé de nuages, De ce livre de feu rouvre toutes les pages ! Sur le dernier sommet […] Plus

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  • Le vallon

    Mon coeur, lassé de tout, même de l’espérance, N’ira plus de ses voeux importuner le sort ; Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, Un asile d’un jour pour attendre la mort. Voici l’étroit sentier de l’obscure vallée : Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais, Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée, […] Plus

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  • La retraite

    Aux bords de ton lac enchanté, Loin des sots préjugés que l’erreur déifie, Couvert du bouclier de ta philosophie, Le temps n’emporte rien de ta félicité ; Ton matin fut brillant ; et ma jeunesse envie L’azur calme et serein du beau soir de ta vie ! Ce qu’on appelle nos beaux jours N’est qu’un […] Plus

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  • À El***

    Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie, Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés, J’abandonne mon âme aux molles voluptés Et je laisse couler les heures que j’oublie ; Lorsqu’au fond des forêts je t’entraîne avec moi, Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille, Ou que, te répétant les serments de […] Plus

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  • La vigne et la maison (IV)

    Efface ce séjour, ô Dieu ! de ma paupière, Ou rendslemoi semblable à celui d’autrefois, Quand la maison vibrait comme un grand coeur de pierre De tous ces coeurs joyeux qui battaient sous ses toits ! A l’heure où la rosée au soleil s’évapore, Tous ces volets fermés s’ouvraient à sa chaleur, Pour y laisser […] Plus

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