Les Plus Lus

  • Vieux Jardins

    Qui n’aime ces jardins des humbles dont les haies Sont de neige au printemps, puis s’empourprent de baies Que visite le merle à l’arrière-saison ; Où dort, couvert de mousse, un vieux pan de maison […] Plus

  • Les Ruines

    Les vieillards, quand près d’eux, semaine par semaine, Le temps a dévasté, tour à tour, fleurs et fruits, Les vieillards ont, ainsi que la cité romaine, Au cœur un forum mort plein de temples détruits […] Plus

  • Tempête

    L’orage s’ammoncèle et pèse sur la dune Dont le flanc sablonneux se dresse comme un mur. Par instants, le soleil y darde un faisceau dur De rayons plus blafards qu’un blême éclat de lune. Les […] Plus

  • Les Cigales

    Lorsque dans l’herbe mûre aucun épi ne bouge, Qu’à l’ardeur des rayons crépite le froment, Que le coquelicot tombe languissamment Sous le faible fardeau de sa corolle rouge, Tous les oiseaux de l’air ont fait […] Plus

  • Nocturne

    À Gabriel Marc. La nuit se mêle encore à de vagues pâleurs ; L’étoile naît, jetant son reflet qui se brouille Dans la mare dormante où croupit la grenouille. Les champs, les bois n’ont plus […] Plus

  • Automne

    A Jules Dupré. La rivière s’écoule avec lenteur. Ses eaux Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes Sèment leurs feuilles d’or parmi les […] Plus

  • Le soir

    A Louis Cabat. C’est un humble fossé perdu sous le feuillage ; Les aunes du bosquet les couvrent à demi ; L’insecte, en l’effleurant, trace un léger sillage Et s’en vient seul rayer le miroir […] Plus

  • Beau soir d’hiver

    La neige – le pays en est tout recouvert – Déroule, mer sans fin, sa nappe froide et vierge, Et, du fond des remous, à l’horizon désert, Par des vibrations d’azur tendre et d’or vert, […] Plus

  • Aurore

    La glèbe, à son réveil, verte et toute mouillée, Autour du bourg couvert d’une épaisse feuillée Où les toits assoupis fument tranquillement ; Dans la plaine aux replis soyeux que rien ne cerne, Parmi les […] Plus

  • L’Artois

    À José-Maria de Heredia. I J’aime mon vieil Artois aux plaines infinies, Champs perdus dans l’espace où s’opposent, mêlés, Poèmes de fraîcheur et fauves harmonies, Les lins bleus, lacs de fleurs, aux verdures brunies, L’oeillette, […] Plus

  • Courrières

    Lorsqu’à travers ta brume, ô plaine de Courrière, L’ombre monte au clocher dans l’or bruni du soir, Que s’inclinent tes blés comme pour la prière, Et que ton marais fume, immobile encensoir ; Quand reviennent […] Plus

  • Nocturne

    À Gabriel Marc. La nuit se mêle encore à de vagues pâleurs ; L’étoile naît, jetant son reflet qui se brouille Dans la mare dormante où croupit la grenouille. Les champs, les bois n’ont plus […] Plus