Les Plus Lus

  • Ta royale jeunesse a la mélancolie

    Ta royale jeunesse a la mélancolie Du Nord où le brouillard efface les couleurs, Tu mêles la discorde et le désir aux pleurs, Grave comme Hamlet, pâle comme Ophélie. Tu passes, dans l’éclair d’une belle folie, Comme elle, prodiguant les chansons et les fleurs, Comme lui, sous l’orgueil dérobant tes douleurs, Sans que la fixité […] Plus

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  • Notre heure

    Écoute le doux bruit de cette heure que j’aime Et qui passe et qui fuit et meurt en un poème ! Écoute ce doux bruit tranquille et passager Des ailes de l’Instant qui s’envole, léger ! Je crois que ma douleur n’est que celle d’un autre… Et cette heure est à nous comme une chose […] Plus

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  • A la femme aimée

    Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume, Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain. Ton corps se devinait, ondoiement incertain, Plus souple que la vague et plus frais que l’écume. Le soir d’été semblait un rêve oriental De rose et de santal. Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes Se […] Plus

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  • Roses du soir

    Des roses sur la mer, des roses dans le soir, Et toi qui viens de loin, les mains lourdes de roses ! J’aspire ta beauté. Le couchant fait pleuvoir Ses fines cendres d’or et ses poussières roses… Des roses sur la mer, des roses dans le soir. Un songe évocateur tient mes paupières closes. J’attends, […] Plus

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  • Chanson pour mon ombre

    Droite et longue comme un cyprès, Mon ombre suit, à pas de louve, Mes pas que l’aube désapprouve. Mon ombre marche à pas de louve, Droite et longue comme un cyprès. Elle me suit, comme un reproche, Dans la lumière du matin. Je vois en elle mon destin Qui se resserre et se rapproche. A […] Plus

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  • En débarquant à Mytilène

    Du fond de mon passé, je retourne vers toi, Mytilène, à travers les siècles disparates, T’apportant ma ferveur, ma jeunesse et ma foi, Et mon amour, ainsi qu’un présent d’aromates, Mytilène, à travers les siècles disparates, Du fond de mon passé, je retourne vers toi. Je retrouve tes flots, tes oliviers, tes vignes, Et ton […] Plus

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  • Let the dead burry their dead

    Voici la nuit : je vais ensevelir mes morts, Mes songes, mes désirs, mes douleurs, mes remords, Tout le passé… je vais ensevelir mes morts. J’ensevelis, parmi les sombres violettes, Tes yeux, tes mains, ton front et tes lèvres muettes, Ô toi qui dors parmi les sombres violettes ! J’emporte cet éclair dernier de ton […] Plus

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  • Elle règne

    Le soir était plus doux que l’ombre d’une fleur. J’entrai dans l’ombre ainsi qu’en un parfait asile. La voix, récompensant mon attente docile, Me chuchota: ‘Vois le palais de la douleur’. Mes yeux las s’enchantaient du violet, couleur Unique car le noir dominait. Immobile La douleur demeurait assise, très tranquille. J’admirais l’unité de sa grande […] Plus

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  • Le Labyrinthe

    J’erre au fond d’un savant et cruel labyrinthe… Je n’ai pour mon salut qu’un douloureux orgueil. Voici que vient la Nuit aux cheveux d’hyacinthe, Et je m’égare au fond du cruel labyrinthe, Ô Maîtresse qui fus ma ruine et mon deuil. Mon amour hypocrite et ma haine cynique Sont deux spectres qui vont, ivres de […] Plus

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  • Sonnet de porcelaine

    Le soir, ouvrant au vent ses ailes de phalène, Évoque un souvenir fragilement rosé, Le souvenir, touchant comme un Saxe brisé, De ta naïveté fraîche de porcelaine. Notre chambre d’hier, où meurt la marjolaine, N’aura plus ton regard plein de ciel ardoisé, Ni ton étonnement puéril et rusé… Ô frissons de ta nuque où brûlait […] Plus

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  • Je t’aime d’être faible…

    Je t’aime d’être faible et câline en mes bras Et de chercher le sûr refuge de mes bras Ainsi qu’un berceau tiède où tu reposeras. Je t’aime d’être rousse et pareille à l’automne, Frêle image de la Déesse de l’automne Que le soleil couchant illumine et couronne. Je t’aime d’être lente et de marcher sans […] Plus

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  • Bacchante triste

    Le jour ne perce plus de flèches arrogantes Les bois émerveillés de la beauté des nuits, Et c’est l’heure troublée où dansent les Bacchantes Parmi l’accablement des rythmes alanguis. Leurs cheveux emmêlés pleurent le sang des vignes, Leurs pieds vifs sont légers comme l’aile des vents, Et la rose des chairs, la souplesse des lignes […] Plus

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