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  • Accourez au secours de ma mort violente

    Sonnet I. Accourez au secours de ma mort violente, Amants, nochers experts en la peine où je suis, Vous qui avez suivi la route que je suis Et d’amour éprouvé les flots et la tourmente. Le pilote qui voit une nef périssante, En l’amoureuse mer remarquant les ennuis Qu’autrefois il risqua, tremble et lui est […] Plus

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  • Ce doux hiver qui égale ses jours

    Sonnet LXXXIII. Ce doux hiver qui égale ses jours A un printemps, tant il est aimable, Bien qu’il soit beau, ne m’est pas agréable, J’en crains la queue, et le succès toujours. J’ai bien appris que les chaudes amours, Qui au premier vous servent une table Pleine de sucre et de mets délectable, Gardent au […] Plus

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  • Quiconque sur les os des tombeaux effroyables

    Stance XIX. Quiconque sur les os des tombeaux effroyables Verra le triste amant, les restes misérables D’un coeur séché d’amour, et l’immobile corps Qui par son âme morte est mis entre les morts, Qu’il déplore le sort d’une âme à soi contraire, Qui pour un autre corps à son corps adversaire Me laisse examiné sans […] Plus

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  • Amour qui n’est qu’amour

    Stance XXI. Amour qui n’est qu’amour, qui vit sans espérance, De soi-même par soi par soi-même agité, Qui naquit éternel vif à l’éternité Qui surpasse en aimant l’âme et la connaissance, Que cet amour est près de la divinité ! On dit qu’amour est feu, le feu est de deux sortes : L’un se mêle […] Plus

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  • Le miel sucré de votre grâce

    Stance X. Le miel sucré de vostre grâce, Le bel astre de vostre face Meurtrière de tant de cueurs Ne sorte de ma souvenance ; Mais où prendray-je l’espérance De guérison pour mes douleurs ? Je sens bien mon âme incensée Se transir sur vostre pancée Et sur le souvenir de vous, Mais je ne […] Plus

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  • Nos désirs sont d’amour

    Sonnet LXXIII. Nos désirs sont d’amour la dévorante braise, Sa boutique nos corps, ses flammes nos douleurs, Ses tenailles nos yeux, et la trempe nos pleurs, Nos soupirs ses soufflets, et nos sens sa fournaise. De courroux, ses marteaux, il tourmente notre aise Et sur la dureté, il rabat nos malheurs, Elle lui sert d’enclume […] Plus

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  • Soupirs épars, sanglots en l’air perdus

    Sonnet XCIX. Soupirs épars, sanglots en l’air perdus, Témoins piteux des douleurs de ma gêne, Regrets tranchants avortés de ma peine, Et vous, mes yeux, en mes larmes fondus, Désirs tremblants, mes pensers éperdus, Plaisirs trompés d’une espérance vaine, Tous les tressauts qu’à ma mort inhumaine Mes sens lassés à la fin ont rendus, Cieux […] Plus

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  • Liberté douce et gracieuse

    Stance IX. Liberté douce et gracieuse, Des petits animaux le trésor, Ah liberté, combien es-tu plus précieuse Ni que les perles ni que l’or ! Suivant par les lois à la chasse Les escureux sautans, moi qui estoit captif, Envieux de leur bien, leur malheur je prochasse, Et un pris un entier et vif. J’en […] Plus

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  • Nous ferons, ma Diane, un jardin fructueux

    Sonnet XX. Nous ferons, ma Diane, un jardin fructueux : J’en serai laboureur, vous dame et gardienne. Vous donnerez le champ, je fournirai de peine, Afin que son honneur soit commun à nous deux. Les fleurs dont ce parterre éjouira nos yeux Seront vers florissants, leurs sujets sont la graine, Mes yeux l’arroseront et seront […] Plus

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  • Sort inique et cruel

    Sonnet XCV. Sort inique et cruel ! le triste laboureur Qui s’est arné le dos à suivre sa charrue, Qui sans regret semant la semence menue Prodigua de son temps l’inutile sueur, Car un hiver trop long étouffa son labeur, Lui dérobant le ciel par l’épais d’une nue, Mille corbeaux pillards saccagent à sa vue […] Plus

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  • Déjà la terre avait avorté la verdure

    Sonnet LXXXV. Desja la terre avait avorté la verdure Par les sillons courbez, lors qu’un fascheux hyver Dissipe les beautez, et à son arriver S’accorde en s’opposant au vouloir de nature, Car le froid enuieux que le bled vert endure, Et le neige qui veut en son sein le couver, S’oppose à son plaisir affin […] Plus

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  • À l’éclair violent de ta face divine

    À l’éclair violent de ta face divine, N’étant qu’homme mortel, ta céleste beauté Me fit goûter la mort, la mort et la ruine Pour de nouveau venir à l’immortalité. Ton feu divin brûla mon essence mortelle, Ton céleste m’éprit et me ravit aux Cieux, Ton âme était divine et la mienne fut telle : Déesse, […] Plus

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