Les Plus Lus

  • L’organiste du paradis

    La belle sainte au fond des cieux Mène l’orchestre archangélique, Dans la lointaine basilique Dont la splendeur hante mes yeux. Depuis que la Vierge biblique Lui légua ce poste pieux, La belle Sainte au fond des cieux Mène l’orchestre archangélique. Loin du monde diabolique Puisséje, un soir mystérieux, Ouïr dans les divins milieux Ton clavecin […] Plus

    Lire la suite

  • Chopin

    Fais, au blanc frisson de tes doigts, Gémir encore, ô ma maîtresse ! Cette marche dont la caresse Jadis extasia les rois. Sous les lustres aux prismes froids, Donne à ce coeur sa morne ivresse, Aux soirs de funèbre paresse Coulés dans ton boudoir hongrois. Que ton piano vibre et pleure, Et que j’oublie avec […] Plus

    Lire la suite

  • Petit hameau

    Or voici que verdoie un hameau sur les côtes Plein de houx, orgueilleux de ses misères hautes. Des bergers s’étonnant contemplent dans la plaine, Et mon cheval qui sue à la hauteur se traîne. Pour y vivre l’Octobre et ses paix pastorales Je vous apporte, ô Pan, mes lyres vespérales. Les boeufs sont vite entrés. […] Plus

    Lire la suite

  • La romance du vin

    Tout se mêle en un vif éclat de gaieté verte O le beau soir de mai ! Tous les oiseaux en choeur, Ainsi que les espoirs naguère à mon coeur, Modulent leur prélude à ma croisée ouverte. O le beau soir de mai ! le joyeux soir de mai ! Un orgue au loin éclate […] Plus

    Lire la suite

  • Silvio Corelli pleure

    Je ne suis qu’un être chétif : Tout jeune, m’a laissé ma mère ; Je vais errant et maladif : Je n’ai pas d’amis sur la terre. Seul soutien et seul compagnon Gagnepain de mes jours très drôle Je n’ai qu’un rude violon, Pour gîte, l’ombrage d’un saule. Grand comme les cieux est mon coeur […] Plus

    Lire la suite

  • Chapelle dans les bois

    Nous étions là deux enfants blêmes Devant les grands autels à franges, Où Sainte Marie et ses anges Riaient parmi les chrysanthèmes. Le soir poudrait dans la nef vide ; Et son rayon à flèche jaune, Dans sa rigidité d’icone Effleurait le grand Saint livide. Nous étions là deux enfants tristes Buvant la paix du […] Plus

    Lire la suite

  • Jardin sentimental

    Là, nous nous attardions aux nocturnes tombées, Cependant qu’alentour un vol de scarabées Nous éblouissait d’or sous les lueurs plombées, De grands chevaux de pourpre erraient, sanguinolents, Par les célestes turfs, et je tenais, tremblants, Tes doigts entre mes mains, comme un nid d’oiseaux blancs. Or, tous deux, souriant à l’étoile du soir, Nous sentions […] Plus

    Lire la suite

  • La réponse du crucifix

    En expirant sur l’arbre affreux du Golgotha, De quel regret ton âme, ô Christ, futelle pleine ? Etaitce de laisser Marie et Madeleine Et les autres, au roc où la Croix se planta ? Quand le funèbre choeur sous Toi se lamenta, Et que les clous crispaient tes mains ; quand, par la plaine, Ton […] Plus

    Lire la suite

  • Maints soirs nous errons dans le val

    Maints soirs nous errons dans le val Que vont drapant les heures grises. Des pleurs perlent ses yeux d’alises Quand elle ouït les Cydalises De ce dieu que fut de Nerval. Ah ! voudraitelle en long vol d’or Les rejoindre dans des domaines Plus vastes que les cours romaines Où par d’éternelles semaines La coupe […] Plus

    Lire la suite

  • Devant deux portraits de ma mère

    Ma mère, que je l’aime en ce portrait ancien, Peint aux jours glorieux qu’elle était jeune fille, Le front couleur de lys et le regard qui brille Comme un éblouissant miroir vénitien ! Ma mère que voici n’est plus du tout la même ; Les rides ont creusé le beau marbre frontal ; Elle a […] Plus

    Lire la suite

  • Dans l’allée

    Toimême, éblouissant comme un soleil ancien Les Regrets des solitudes roses, Contemple le dégât du Parc magicien Où s’effeuillent, au pas du Soir musicien, Des morts de camélias, de roses. Revisitons le Faune à la flûte fragile Près des bassins au vaste soupir, Et le banc où, le soir, comme un jeune Virgile, Je venais […] Plus

    Lire la suite