Les Plus Lus

  • Clair de lune

    Penser qu’on vivra jamais dans cet astre, Parfois me flanque un coup dans l’épigastre. Ah ! tout pour toi, Lune, quand tu t’avances Aux soirs d’août par les féeries du silence ! Et quand tu roules, démâtée, au large A travers les brisants noirs des nuages ! Oh ! monter, perdu, m’étancher à même Ta […] Plus

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  • Veillée d’avril

    Il doit être minuit. Minuit moins cinq. On dort. Chacun cueille sa fleur au vert jardin des rêves, Et moi, las de subir mes vieux remords sans trêves, Je tords mon cœur pour qu’il s’égoutte en rimes d’or. Et voilà qu’à songer me revient un accord, Un air bête d’antan, et sans bruit tu te […] Plus

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  • Dans la rue

    C’est le trottoir avec ses arbres rabougris. Des mâles égrillards, des femelles enceintes, Un orgue inconsolable ululant ses complaintes, Les fiacres, les journaux, la réclame et les cris. Et devant les cafés où des hommes flétris D’un oeil vide et muet contemplaient leurs absinthes Le troupeau des catins défile lèvres peintes Tarifant leurs appas de […] Plus

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  • Locutions des Pierrots, XVI

    Je ne suis qu’un viveur lunaire Qui fait des ronds dans les bassins, Et cela, sans autre dessein Que devenir un légendaire. Retroussant d’un air de défi Mes manches de mandarin pâle, J’arrondis ma bouche et j’exhale Des conseils doux de Crucifix. Ah ! oui, devenir légendaire, Au seuil des siècles charlatans ! Mais où […] Plus

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  • La chanson du petit hypertrophique

    C’est d’un’ maladie d’ coeur Qu’est mort’, m’a dit l’ docteur, Tirlanlaire ! Ma pauv’ mère ; Et que j’irai làbas, Fair’ dodo z’avec elle. J’entends mon cœur qui bat, C’est maman qui m’appelle ! On rit d’ moi dans les rues, De mes min’s incongrues Laitou ! D’enfant saoul ; Ah ! Dieu ! […] Plus

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  • Dimanches (II)

    Oh ! ce piano, ce cher piano, Qui jamais, jamais ne s’arrête, Oh ! ce piano qui geint làhaut Et qui s’entête sur ma tête ! Ce sont de sinistres polkas, Et des romances pour concierge, Des exercices délicats, Et La Prière d’une vierge ! Fuir ? où aller, par ce printemps ? Dehors, dimanche, […] Plus

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  • Aquarelle en cinq minutes

    Oh ! oh ! le temps se gâte, L’orage n’est pas loin, Voilà que l’on se hâte De rentrer les foins !… L’abcès perce ! Vl’à l’averse ! O grabuges Des déluges !…. Oh ! ces ribambelles D’ombrelles !…. Oh ! cett’ Nature En déconfiture ! …. Sur ma fenêtre, Un fuchsia A l’air paria […] Plus

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  • Le brave, brave automne !

    Quand reviendra l’automne, Cette saison si triste, Je vais m’ la passer bonne, Au point de vue artiste. Car le vent, je l’ connais, Il est de mes amis ! Depuis que je suis né Il fait que j’en gémis… Et je connais la neige, Autant que ma chair même, Son froment me protège Contre […] Plus

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  • Complainte de la bonne défunte

    Elle fuyait par l’avenue, Je la suivais illuminé, Ses yeux disaient : ‘ J’ai deviné Hélas! que tu m’as reconnue ! ‘ Je la suivis illuminé ! Yeux désolés, bouche ingénue, Pourquoi l’avaisje reconnue, Elle, loyal rêve mortné ? Yeux trop mûrs, mais bouche ingénue ; Oeillet blanc, d’azur trop veiné ; Oh ! oui, […] Plus

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  • Figurez-vous un peu

    Oh ! qu’une, d’Ellemême, un beau soir, sût venir, Ne voyant que boire à Mes Lèvres ! où mourir…. Je m’enlève rien que d’y penser ! Quel baptême De gloire intrinsèque, attirer un ‘ je vous aime ‘ ! (L’attirer à travers la société, de loin, Comme l’aimant la foudre; un ‘, deux ! ni […] Plus

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  • La petite infanticide

    Ô saisons d’Ossian, ô vent de province, Je mourrais encor pour peu que t’y tinsses Mais ce serait de la démence Oh! je suis blasée Sur toute rosée Le toit est crevé, l’averse qui passe En évier public change ma paillasse, Il est temps que ça cesse Les gens d’en bas Et les voisins se […] Plus

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