Les Plus Lus

  • C'était OKC'était OK

    Amitié fidèle

    (Sur la mort d’Iris en 1654.) Parmi les doux transports d’une amitié fidèle, Je voyais près d’Iris couler mes heureux jours : Iris que j’aime encore, et que j’aimerai toujours, Brûlait des mêmes feux dont je brûlais pour elle : Quand, par l’ordre du ciel, une fièvre cruelle M’enleva cet objet de mes tendres amours […] Plus

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  • BofBof

    L’art poétique (Chant III)

    Il n’est point de serpent, ni de monstre odieux, Qui, par l’art imité, ne puisse plaire aux yeux ; D’un pinceau délicat l’artifice agréable Du plus affreux objet fait un objet aimable. Ainsi, pour nous charmer, la Tragédie en pleurs D’Œdipe tout sanglant fit parler les douleurs, D’Oreste parricide exprima les alarmes, Et, pour nous […] Plus

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  • Air

    Voici les lieux charmants où mon âme ravie Passait à contempler Silvie Les tranquilles moments si doucement perdus. Que je l’aimais alors ! Que je la trouvais belle ! Mon coeur, vous soupirez au nom de l’Infidèle : Avezvous oublié que vous ne l’aimez plus ? C’est ici que souvent, errant dans les prairies, Ma […] Plus

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  • L’art poétique (Chant IV)

    Dans Florence, jadis, vivait un médecin, Savant hâbleur, dit-on, et célèbre assassin. Lui seul y fit longtemps la publique misère : Là, le fils orphelin lui redemande un père ; Ici, le frère pleure un frère empoisonné. L’un meurt vide de sang, l’autre plein de séné ; Le rhume à son aspect se change en […] Plus

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  • L’art poétique (Chant I)

    C’est en vain qu’au Parnasse un téméraire auteur Pense de l’art des vers atteindre la hauteur. S’il ne sent point du Ciel l’influence secrète, Si son astre en naissant ne l’a formé poète, Dans son génie étroit il est toujours captif ; Pour lui Phébus est sourd, et Pégase est rétif. Ô vous donc qui, […] Plus

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  • Énigme

    Du repos des humains implacable ennemie, J’ai rendu mille amants envieux de mon sort. Je me repais de sang, et je trouve ma vie Dans les bras de celui qui recherche ma mort. Ajouter aux favoris 0 Plus

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  • Rien n’est beau que le vrai…

    … Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ; Il doit régner partout, et même dans la fable : De toute fiction l’adroite fausseté Ne tend qu’à faire aux yeux briller la vérité. Saistu pourquoi mes vers sont lus dans les provinces, Sont recherchés du peuple, et reçus chez les […] Plus

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  • À Climène

    Tout me fait peine, Et depuis un jour Je crois, Climène, Que j’ai de l’amour. Cette nouvelle Vous met en courroux. Tout beau, cruelle, Ce n’est pas pour vous ! Ajouter aux favoris 0 Plus

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  • Nourri dès le berceau

    (Sonnet sur une de ses parentes qui mourût toute jeune entre les mains d’un charlatan.) Nourri dès le berceau près de la jeune Orante, Et non moins par le cœur que par le sang lié, A ses jeux innocents enfant associé, Je goûtais les douceurs d’une amitié charmante : Quand un faux Esculape, à cervelle […] Plus

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  • Plaintes contre les Tuileries

    Agréables jardins où les Zéphyrs et Flore Se trouvent tous les jours au lever de l’Aurore ; Lieux charmants qui pouvez dans vos sombres réduits, Des plus tristes amants adoucir les ennuis, Cessez de rappeler, dans mon âme insensée, De mon premier bonheur la gloire enfin passée. Ce fut, je m’en souviens, dans cet antique […] Plus

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  • Les embarras de Paris

    Qui frappe l’air, bon Dieu ! de ces lugubres cris ? Est-ce donc pour veiller qu’on se couche à Paris ? Et quel fâcheux démon, durant les nuits entières, Rassemble ici les chats de toutes les gouttières ? J’ai beau sauter du lit, plein de trouble et d’effroi, Je pense qu’avec eux tout l’enfer est […] Plus

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  • Épitaphe de M. Arnauld

    (En mémoire à Arnauld.) Au pied de cet autel de structure grossière, Gît sans pompe, enfermé dans une vile bière, Le plus savant mortel qui jamais ait écrit ; Arnauld, qui, sur la grâce instruit par Jésus-Christ, Combattant pour l’Église, a, dans l’Église même, Souffert plus d’un outrage et plus d’un anathème. Plein du feu […] Plus

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