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    Quand vous voyez, que l’étincelle

    Quand vous voyez, que l’étincelle Du chaste Amour sous mon aisselle Vient tous les jours à s’allumer, Ne me devezvous bien aimer ? Quand vous me voyez toujours celle, Qui pour vous souffre, et son mal cèle, Me laissant par lui consumer, Ne me devezvous bien aimer ? Quand vous voyez, que pour moins belle […] Plus

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  • Heureuse est la peine

    Heureuse est la peine De qui le plaisir À sur foi certaine Assis son désir. L’on peut assez en servant requérir, Sans toutefois par souffrir acquérir Ce que l’on pourchasse Par trop désirer, Dont en male grâce Se faut retirer. Car un tel service Ne prétend qu’au point, Qui par commun vice L’honneur pique, et […] Plus

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  • Le grand désir du plaisir admirable

    Le grand désir du plaisir admirable Se doit nourrir par un contentement De souhaiter chose tant agréable. Que tout esprit peut ravir doucement. Ô que le fait doit être grandement Rempli de bien, quand pour la grand’envie On veut mourir, s’on ne l’a promptement : Mais ce mourir engendre une autre vie. (Rymes XIV) Rymes […] Plus

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  • La nuit était pour moi si très-obscure

    La nuit était pour moi si trèsobscure Que Terre et Ciel elle m’obscurcissait, Tant qu’à Midi de discerner figure N’avais pouvoir qui fort me marrissait : Mais quand je vis que l’aube apparaissait En couleurs mille et diverse, et sereine Je me trouvai de liesse si pleine Voyant déjà la clarté à la ronde Que […] Plus

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  • Le haut pouvoir des Astres a permis

    Le haut pouvoir des Astres a permis Quand je naquis d’être heureuse et servie : Dont, connaissant celui qui m’est promis, Restée suis sans sentiment de vie, Fors le sentir du mal, qui me convie A regraver ma dure impression D’amour cruelle, et douce passion, Où s’apparut celle divinité, Qui me cause l’imagination A contempler […] Plus

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  • Par ce dizain clairement je m’accuse

    Par ce dizain clairement je m’accuse De ne savoir tes vertus honorer, Fors du vouloir, qui est bien maigre excuse : Mais qui pourrait par écrit décorer Ce qui de soi se peut faire adorer ? Je ne dis pas, si j’avais ton pouvoir, Qu’à m’acquitter ne fisse mon devoir, À tout le moins du […] Plus

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  • Désespoir

    Si c’est Amour, pourquoi m’occitil donc, Qui tant aimai, et haïr ne sus onc ? Et s’il m’occit, pourquoi plus outre vis ? Et si ne vis, pourquoi sont mes devis De désespoir et de plaints tous confus ? Meilleur m’était, soudain que né je fus, De mourir tôt que de tant vivre, même Que […] Plus

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  • Pour une anatomie

    Qui voudra bien contempler l’Univers, Où du grand Dieu le grand pouvoir abonde En éléments, et animaux divers, En Ciel, et Terre, et Mer large et profonde, Vienne voir l’homme, où la machine ronde Est toute enclose, et plus, qui bien le prend. Car pour soi seul en ce sien petit monde À tout compris, […] Plus

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  • Celle clarté mouvante sans ombrage

    Celle clarté mouvante sans ombrage, Qui m’éclaircit en mes ténébreux jours, De sa lueur éblouit l’oeil volage À l’inconstant, pour ne voir mes séjours : Car, me voyant, m’eût consommé toujours Par les erreurs de son errante flèche. Par quoi l’esprit, qui désir chaste cherche, En lieu de mort a eu nouvelle vie, Faillant aux […] Plus

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  • La fortune envieuse

    La fortune envieuse, Voyant mon jour passer, De la nuit est joyeuse Pour me faire penser Vrai ce que le Ciel dit Pour se mettre en crédit. Mais savoir n’ai envie Des Planètes le cours Pour connaître ma vie, Ayant autre discours : Car tant que je verrai Mon jour, je ne mourrai. Ne trouve […] Plus

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  • Coq-à-l’âne

    Ami, je n’ai Laquais, ni Page, Qui bien sût faire mon message, Ne telle chose raconter Que me sens au cerveau monter En cette plaine, et bel espace. Mon Dieu, comme le monde passe En oisiveté par simplesse ! Ne voiton point tant de sagesse Que le plus fol demeure maître ? Il n’y a […] Plus

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