Poésie, poètes, ressources et plus

  • L’an se rajeunissait en sa verte jouvence

    L’an se rajeunissait en sa verte jouvence
    Quand je m’épris de vous, ma Sinope cruelle ;
    Seize ans étaient la fleur de votre âge nouvelle,
    Et votre teint sentait encore son enfance.

    Vous aviez d’une infante encor la contenance,
    La parole, et les pas ; votre bouche était belle,

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    L’an se rajeunissait en sa verte jouvence
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  • Le soir au bord de la mer

    Les bois épais, les sirtes mornes, nues,

    Mêlent leurs bords dans les ombres chenues.

    En scintillant dans le zénith d’azur,

    On voit percer l’étoile solitaire :

    A l’occident, séparé de la terre,

    L’écueil blanchit sous un horizon pur,

    Tandis qu’au nord, sur les mers cristallines,

    Flotte la

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    Le soir au bord de la mer
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  • C’est fait, belle Caliste..

    (À la vicomtesse d’Auchy.)

    1608.

    C’est fait, belle Caliste, il n’y faut plus penser :
    Il se faut affranchir des lois de votre empire ;
    Leur rigueur me dégoûte, et fait que je soupire
    Que ce qui s’est passé n’est à recommencer.

    Plus en vous adorant je me pense avancer,

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    C’est fait, belle Caliste..
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  • Je veux mourir pour tes beautés, Maîtresse

    Je veux mourir pour tes beautés, Maîtresse,
    Pour ce bel oeil, qui me prit à son hain,
    Pour ce doux ris, pour ce baiser tout plein
    D’ambre et de musc, baiser d’une Déesse.

    Je veux mourir pour cette blonde tresse,
    Pour l’embonpoint de ce trop chaste sein,
    Pour la rigueur

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    Je veux mourir pour tes beautés, Maîtresse
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  • Les beautés que j’adore

    Cent fois le jour je rebaise la main,
    Folâtrement qui dedans l’eau glissante
    Toucha de près ta cuisse blanchissante,
    Ton pied mignard, ta grève et ton beau sein.

    Cent et cent fois je prie Dieu, mais en vain,
    Et les saints feux de la nuit brunissante,
    Me faire voir ta tresse blondissante,

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    Les beautés que j’adore
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  • Nature ornant la dame

    Nature ornant la dame qui devait
    De sa douceur forcer les plus rebelles,
    Lui fit présent des beautés les plus belles,
    Que dès mille ans en épargne elle avait.

    Tout ce qu’Amour avarement couvait
    De beau, de chaste et d’honneur sous ses ailes,
    Emmiella les grâces immortelles

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    Nature ornant la dame
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