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  • Au-delà des soupirs

    Je n’ai pu t’adresser un regard, un sourire,
    Tu es partie trop vite et sans me prévenir…
    Immense est mon regret. Je voudrais te le dire
    Au-delà du chagrin, au-delà des soupirs.

    Ta mort hante ma vie. Pour combler ton absence
    Sans cesse je remue de précieux souvenirs.
    Je trouve un réconfort

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    Au-delà des soupirs

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  • Secret sans but

    jeune fille à voilette de la mort vous vieillissez un peu sous le soleil votre dard aphone bouche d’axolotl ou fantôme les scorpions de vos paupières tout déjeune une deuxième fois de mon corps jeune fille à voilette vous pointez le pire de votre regard dans la direction du Rien mais je m’enferme dans un sac de sourd-muet et j’enivre mon chien Continuer la lecture

    Secret sans but

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  • L’automne

    Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards !Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire, J’aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire, A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits, C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui, Je me retourne encore, et d’un regard d’envie Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ; L’air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel ! Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel ?Peut-être l’avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ? Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ; A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ; Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire, S’exhale comme un son triste et mélodieux. Continuer la lecture

    L’automne

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  • Treize ans

    Treize ans ! et sur ton front aucun baiser de mère
    Ne viendra, pauvre enfant, invoquer le bonheur ;
    Treize ans ! et dans ce jour nul regard de ton père
    Ne fera d’allégresse épanouir ton cœur.

    Orpheline, c’est là le nom dont tu t’appelles,
    Oiseau né dans un nid que la foudre a brisé.
    De la couvée, hélas ! seuls, trois petits, sans ailes,
    Furent lancés au vent, loin du reste écrasé.

    Et, semés par l’éclair sur les monts, dans les plaines,
    Un même toit encor n’a pu les abriter,
    Et du foyer natal, malgré leurs plaintes vaines,
    Dieu, peut-être longtemps, voudra les écarter.

    Pourtant console-toi ! pense, dans tes alarmes,
    Qu’un double bien te reste, espoir et souvenir ;
    Une main dans le ciel pour essuyer tes larmes ;
    Une main ici-bas, enfant, pour te bénir. Continuer la lecture

    Treize ans

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