Les Plus Lus

  • Madrid 1936

    Madrid seule et solennelle, Juillet t’avait surprise avec ta joie De rayon de miel pauvre ; claire était ta rue, Clairs étaient tes songes. Un hoquet noir De généraux, une vague De soutanes rageuses Rompit entre tes genoux Ses eaux boueuses et leurs ruisseaux de fange. Les yeux encore tout meurtris de sommeil, Avec un […] Plus

    Lire la suite

  • 12 – À mon coeur suffit ta poitrine…

    À mon coeur suffit ta poitrine, mes ailes pour ta liberté. De ma bouche atteindra au ciel tout ce qui dormait sur ton âme. En toi l’illusion quotidienne. Tu viens, rosée sur les corolles. Absente et creusant l’horizon Tu t’enfuis, éternelle vague. je l’ai dit: tu chantais au vent comme les pins et les mâts […] Plus

    Lire la suite

  • 18 – Ici je t’aime…

    Ici je t’aime. Dans les pins obscurs le vent se démêle. La lune resplendit sur les eaux vagabondes. Des jours égaux marchent et se poursuivent. Le brouillard en dansant qui dénoue sa ceinture. Une mouette d’argent du couchant se décroche. Une voile parfois. Haut, très haut, les étoiles. Ô la croix noire d’un bateau. Seul. […] Plus

    Lire la suite

  • Une chanson désespérée

    Ton souvenir surgit de la nuit où je suis. La rivière à la mer noue sa plainte obstinée. Abandonné comme les quais dans le matin. C’est l’heure de partir, ô toi l’abandonné! Des corolles tombant, pluie froide sur mon coeur. Ô sentine de décombres, grotte féroce au naufragé! En toi se sont accumulés avec les […] Plus

    Lire la suite

  • La poésie

    Et ce fut à cet âge… La poésie vint me chercher. Je ne sais pas, je ne sais d’où elle surgit, de l’hiver ou du fleuve. Je ne sais ni comment ni quand, non, ce n’étaient pas des voix, ce n’étaient pas des mots, ni le silence: d’une rue elle me hélait, des branches de […] Plus

    Lire la suite

  • 06 – Je me souviens de toi telle…

    Je me souviens de toi telle que tu étais en ce dernier automne: un simple béret gris avec le coeur en paix. Dans tes yeux combattaient les feux du crépuscule. Et les feuilles tombaient sur les eaux de ton âme. Enroulée à mes bras comme un volubilis, les feuilles recueillaient ta voix lente et paisible. […] Plus

    Lire la suite

  • Le poète

    Avant je circulais dans la vie, un amour douloureux m’entourait: avant je retenais une petite page de quartz en clouant les yeux sur la vie. J’achetais un peu de bonté, je fréquentais le marché de la jalousie, je respirais les eaux les plus sourdes de l’envie,l’inhumaine hostilité des masques et des êtres. Le monde où […] Plus

    Lire la suite

Charger plus
Toutes nos félicitations. Vous avez atteint la fin de l'internet.