02 – La lumière t’enrobe en sa flamme mortelle…

La lumière t’enrobe en sa flamme mortelle.

Et pensive, pâle et dolente, tu t’appuies

contre le crépuscule et ses vieilles hélices

tournant autour de toi.
Muette, mon amie,

à cette heure des morts seule en la solitude,

emplie du feu vivant,

du jour détruit pure héritière.
Sur le noir de ta robe une grappe du jour,

et de la nuit les immenses racines

ont poussé d’un seul coup à partir de ton âme,

ce qui se cache en toi s’en retourne au dehors.

Un peuple pâle et bleu ainsi s’en alimente

et c’est de toi qu’il vient de naître.
Ô grandiose et féconde et magnétique esclave

de ce cercle alternant le noir et le doré

dressée, tente et parfais ta vive création

jusqu’à la mort des fleurs. Qu’en elle tout soit triste.

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