Les Plus Lus

  • Un songe

    Sonnet. Le laboureur m’a dit en songe : « Fais ton pain, Je ne te nourris plus, gratte la terre et sème. » Le tisserand m’a dit : « Fais tes habits toi-même. » Et […] Plus

  • Fin du rêve

    Sonnet. Le rêve, serpent traître éclos dans le duvet, Roule autour de mes bras une flatteuse entrave, Sur mes lèvres distille un philtre dans sa bave, Et m’amuse aux couleurs changeantes qu’il revêt. Depuis qu’il […] Plus

  • L’habitude

    L’habitude est une étrangère Qui supplante en nous la raison : C’est une ancienne ménagère Qui s’installe dans la maison. Elle est discrète, humble, fidèle, Familière avec tous les coins ; On ne s’occupe jamais […] Plus

  • Ici-bas

    Icibas tous les lilas meurent, Tous les chants des oiseaux sont courts ; Je rêve aux étés qui demeurent Toujours… Icibas les lèvres effleurent Sans rien laisser de leur velours ; Je rêve aux baisers […] Plus

  • La pensée

    Un soir, vaincu par le labeur Où s’obstine le front de l’homme, Je m’assoupis, et dans mon somme M’apparut un bouton de fleur. C’était cette fleur qu’on appelle Pensée ; elle voulait s’ouvrir, Et moi […] Plus

  • Sur l’eau

    Sonnet. Je n’entends que le bruit de la rive et de l’eau, Le chagrin résigné d’une source qui pleure Ou d’un rocher qui verse une larme par heure, Et le vague frisson des feuilles de […] Plus

  • Le monde des âmes

    À R. Albaret. Newton, voyant tomber la pomme, Conçut la matière et ses lois : Oh ! surgira-t-il une fois Un Newton pour l’âme de l’homme ? Comme il est dans l’infini bleu Un centre […] Plus

  • Le dernier adieu

    Quand l’être cher vient d’expirer, On sent obscurément la perte, On ne peut pas encor pleurer : La mort présente déconcerte ; Et ni le lugubre drap noir, Ni le dies irae farouche, Ne donnent […] Plus

  • Le long du quai

    Le long des quais les grands vaisseaux, Que la houle incline en silence, Ne prennent pas garde aux berceaux Que la main des femmes balance. Mais viendra le jour des adieux ; Car il faut […] Plus

  • L’art et l’amour

    À Alexandre Piédagnel. Le vent d’orage, allant où quelque dieu l’envoie, S’il rencontre un parterre, y voudrait bien rester : Autour du plus beau lis il s’enroule et tournoie, Et gémit vainement sans pouvoir s’arrêter. […] Plus

  • Ce qui dure

    Le présent se fait vide et triste, Ô mon amie, autour de nous ; Combien peu de passé subsiste ! Et ceux qui restent changent tous. Nous ne voyons plus sans envie Les yeux de […] Plus