Les Plus Lus

  • C'était OKC'était OK

    Le meunier

    Le vieux meunier du moulin noir, On l’enterra, l’hiver, un soir De froid rugueux, de bise aiguë En un terrain de cendre et de ciguës. Le jour dardait sa clarté fausse Sur la bêche du fossoyeur ; Un chien errait près de la fosse, L’aboi tendu vers la lueur. La bêche, à chacune des pelletées, […] Plus

    Lire la suite

  • Le passeur d’eau

    Le passeur d’eau, les mains aux rames, A contre flot, depuis longtemps, Luttait, un roseau vert entre les dents. Mais celle hélas! Qui le hélait Au delà des vagues, làbas, Toujours plus loin, par au delà des vagues, Parmi les brumes reculait. Les fenêtres, avec leurs yeux, Et le cadran des tours, sur le rivage […] Plus

    Lire la suite

  • Le chaland

    Sur l’arrière de son bateau, Le batelier promène Sa maison naine Par les canaux. Elle est joyeuse, et nette, et lisse, Et glisse Tranquillement sur le chemin des eaux. Cloisons rouges et porte verte, Et frais et blancs rideaux Aux fenêtres ouvertes. Et, sur le pont, une cage d’oiseau Et deux baquets et un tonneau […] Plus

    Lire la suite

  • C'était OKC'était OK

    Un matin

    Dès le matin, par mes grand’routes coutumières Qui traversent champs et vergers, Je suis parti clair et léger, Le corps enveloppé de vent et de lumière. Je vais, je ne sais où. Je vais, je suis heureux ; C’est fête et joie en ma poitrine ; Que m’importent droits et doctrines, Le caillou sonne et […] Plus

    Lire la suite

  • BofBof C'était OKC'était OK

    Les horloges

    La nuit, dans le silence en noir de nos demeures, Béquilles et bâtons qui se cognent, làbas; Montant et dévalant les escaliers des heures, Les horloges, avec leurs pas ; Émaux naifs derrière un verre, emblèmes Et fleurs d’antan, chiffres maigres et vieux; Lunes des corridors vides et blêmes, Les horloges, avec leurs yeux ; […] Plus

    Lire la suite

  • Le chant de l’eau

    L’entendezvous, l’entendezvous Le menu flot sur les cailloux ? Il passe et court et glisse Et doucement dédie aux branches, Qui sur son cours se penchent, Sa chanson lisse. Làbas, Le petit bois de cornouillers Où l’on disait que Mélusine Jadis, sur un tapis de perles fines, Au clair de lune, en blancs souliers, Dansa […] Plus

    Lire la suite

  • Les usines

    Se regardant avec les yeux cassés de leurs fenêtres Et se mirant dans l’eau de poix et de salpêtre D’un canal droit, marquant sa barre à l’infini, . Face à face, le long des quais d’ombre et de nuit, Par à travers les faubourgs lourds Et la misère en pleurs de ces faubourgs, Ronflent terriblement […] Plus

    Lire la suite

  • Les plaines

    Sous la tristesse et l’angoisse des cieux Les lieues S’en vont autour des plaines ; Sous les cieux bas Dont les nuages traînent Immensément, les lieues Se succèdent, làbas. Droites sur des chaumes, les tours ; Et des gens las, par tas, Qui vont de bourg en bourg: Les gens vaguants Comme la route, ils […] Plus

    Lire la suite

  • Les mendiants

    Les jours d’hiver quand le froid serre Le bourg, le clos, le bois, la fange, Poteaux de haine et de misère, Par l’infini de la campagne, Les mendiants ont l’air de fous. Dans le matin, lourds de leur nuit, Ils s’enfoncent au creux des routes, Avec leur pain trempé de pluie Et leur chapeau comme […] Plus

    Lire la suite

  • Les pêcheurs

    Le site est floconneux de brume Qui s’épaissit en bourrelets, Autour des seuils et des volets, Et, sur les berges, fume. Le fleuve traîne, pestilentiel, Les charognes que le courant rapporte; Et la lune semble une morte Qu’on enfouit au bout du ciel. Seules, en des barques, quelques lumières Illuminent et grandissent les dos Obstinément […] Plus

    Lire la suite

  • Les pauvres

    Il est ainsi de pauvres coeurs Avec, en eux, des lacs de pleurs, Qui sont pâles, comme les pierres D’un cimetière. Il est ainsi de pauvres dos Plus lourds de peine et de fardeaux Que les toits des cassines brunes, Parmi les dunes. Il est ainsi de pauvres mains, Comme feuilles sur les chemins, Comme […] Plus

    Lire la suite

Charger plus
Toutes nos félicitations. Vous avez atteint la fin de l'internet.