Dernières histoires

  • L’ automne en forêt d’ Andaine

    L’automne en forêt d’ Andaine   Comment ne pas aimer les couleurs de l’automne, Quand la forêt s’habille de bruns, de rouges, de jaunes ? Les sapins et les houx toujours vêtus de verts Et ils le resteront tout au long de l’hiver.   Le soleil affaibli tente par les trouées, […]

  • Mademoiselle sans souci

    Mademoiselle Sans Souci vêtue de rien d’un peu d’été Mademoiselle Tôt Partie à peine là vite en allée Toute nue dorée de paresse Mademoiselle Rire aux Larmes juste habillée de mes caresses Mademoiselle Fausse Alarme Rapportez-moi d’où vous allez Mademoiselle Feu de Paille un pas perdu deux sous trouvés trois échos […]

  • Régénération

    Sous le pagne lisse du ciel d’été, Le soleil a saccagé Le velours vert des jours d’enfance. Et les grêles, les orages Ont déchaîné la fureur de leurs bandes barbares, Dans la plaine où soupire le silence Affaissé, les cigales tout ivres de sang Trompètent mes défaites, Qu’ils dorment les morts […]

  • Je ne désire point…

    Je ne désire point ces ardeurs qui passionnent. Non : elle me sera douce comme l’Automne. Telle est sa pureté que je désirerais qu’elle eût sur son chapeau des narcisses-des-prés. Mais que, si elle doit me donner cette grâce que la blanche vertu rend calme et efficace, et veiller aux travaux […]

  • Lettres perdues

    Par les fentes de l’éternité Nous parlerons ensemble Cherchant nos souffles Peu à peu laissant nos voix Se réaccorder Toi ciel moi terre Nous parlerons longtemps longtemps Jusqu’à ce que l’été Nous couvre de volubilis Autour de moi les grandes fleurs Muselées du jour Mon cœur comme la mer Se retire […]

  • La tendresse

    Miraculeux printemps dont l’automne est si triste, Le plus beau sentiment, non, ce n’est pas l’amour ; Pas l’amour faible et fou, l’amour aveugle et sourd, Fermant autour de lui sa guirlande égoïste. Ce n’est pas le respect aux bagues d’améthyste ; Ni le rêve, laissant ses longs cheveux flotter ; […]

  • Sois aveugle

    Sois aveugle dès aujourd’hui: l’éternité aussi est pleine d’yeux- s’y noie ce qui a aidé les images à passer par-dessus le chemin où elles venaient, s’y éteint ce qui, toi aussi, t’emporta du langage, d’un geste que tu laissas advenir comme la danse de deux mots de simple automne, de soie […]

  • On m’éreinte…

    À Raymond Bonheur. On m’éreinte dans le Musée des familles, moi qui chante les anciens magazines et les rires charmants des jeunes filles qui le lisaient à l’ombre des charmilles. Une d’elles, rêveuse, et ses yeux bleus au ciel, le coude à son genou et la main au menton, songeait à […]

  • Marchand d’habit

    I. MARCHAND D’HABIT ! Ce petit homme grisonnant S’en venait encore à l’automne, Le regard vif, l’air avenant, En poussant son cri monotone. Mais qu’il est changé maintenant ! Le regard est noir, l’air atone ; Et, sur les syllabes traînant, Sa voix chevrotante détonne. A peine un hiver passé Et […]

  • J’ai une pipe…

    J’ai une pipe en bois, noire et ronde comme le sein d’une petite négresse dont j’ai vu le dessin dans un livre intéressant où elle était nue… Cette pipe me fait songer que dans la rue et dans les jardins publics pleins de moineaux, de petits pains brisés dans la boue, […]

  • Chant du Matin

    Les vapeurs du matin, légères et limpides, Ondulent mollement le long des Laurentides, Comme des nuages d’encens. Au murmure des flots caressant le rivage, Les oiseaux matineux, cachés dans le feuillage, Mêlent de suaves accents. La nature, au réveil, chante une hymne plaintive, Dont les accords touchants font retentir la rive […]