Les Plus Lus

  • Tu disais vrai, ô divin Pythagore

    Tu disais vrai, ô divin Pythagore, De corps en corps les âmes vont errant, Quand un sommeil sille notre oeil mourant, Sommeil de fer yvré de mandragore. Dedans le corps de ma belle Pandore Se mit l’esprit, lequel pierre me rend, De la Gorgone au regard empierrant, Bien que son chef sans serpents se redore. […] Plus

    Lire la suite

  • Comme Flore tapissoit

    Comme Flore tapissoit Un jour Amour l’aperçoit, Il lui fit la connaissance, Ce petit nain qui m’occit, Puis auprès d’elle il s’assit Pour deviser à plaisance. Le dé de Flore tomba, Amour l’échine courba Pour le ramasser bien vite. J’étais là les regardant… Ma maîtresse cependant A le rendre ainsi l’invite : ‘ Amour, je […] Plus

    Lire la suite

  • Le Soleil de l’Âme

    Levezvous, Soleil de mon âme, Votre clarté plus ne me luit ; Chassez mon froid par votre flamme, Par vos rais l’ombre de ma nuit. L’autre soleil est par trop sombre Et trop peu chauds sont ses rayons Pour de mon âme chasser l’ombre Et faire fondre ses glaçons. Mon Soleil, ne tardez plus guère […] Plus

    Lire la suite

  • Voici le jour, voici l’heure venue

    Voici le jour, voici l’heure venue Que tu promis me donner un baiser. Çà je le veux, me veuxtu refuser Ce qui est mien par raison trop connue ? Dea qu’est ceci ? hé quelle épaisse nue Sille tes yeux et se vient opposer A ta raison, l’empêchant d’aviser Que ce qu’on dit doit être […] Plus

    Lire la suite

  • Le ciel est bien cruel de faire les uns naître

    Le ciel est bien cruel de faire les uns naître Monarques souverains, princes et empereurs, Les autres artisans, vignerons, laboureurs, Et bergers qui aux champs mènent les brebis paître. Car il advient souvent que celui qui est maître Mériterait tenir le rang des serviteurs, Dont quelquesuns qui vont se tuant de labeurs Pour leur gentil […] Plus

    Lire la suite

  • En dormant cette nuit, je songeai que ma dame

    En dormant cette nuit, je songeai que ma dame, Ainsi comme j’allais me promener aux champs, Était en une prée où sa voix et ses chants Donnaient aux champs voisins une oreille et une âme, Quand j’aperçus son oeil qui réchauffa ma flamme Et embrasa de feu mon corps et tous mes sens ; Soudain […] Plus

    Lire la suite

  • Que j’aurais les esprits contents

    Que j’aurais les esprits contents Si nous étions encor au temps Des choses métamorphosées, Pourvu qu’on me changeât aussi En un miroir bien éclairci Qu’engendrent les neiges glacées ! Miroir, que je suis désireux D’être comme toi bienheureux : Cinq cent fois en une même heure Cette cruelle te vient voir, Laquelle me fait recevoir […] Plus

    Lire la suite

  • Un peu devant que l’aube amenât la journée

    Un peu devant que l’aube amenât la journée, Naguère je songeais dans un lit en dormant Qu’un vilain me suivait, mais courant vitement Que j’avais devant lui bonne place gagnée. Ainsi courant j’avise une colombe ornée D’un plumage neigeux, que bien habilement J’empoigne de ma main, et puis soudainement Lors ma course et ma peur […] Plus

    Lire la suite

  • Hier après dîner, trois heures environ

    Hier après dîner, trois heures environ, Je surpris en dormant dans sa chambre m’amie. La perleuse sueur de sa face endormie Allait le long du sein roulante en son giron. Cupidon l’éventait avec son aileron, Son sein et sa poitrine était nue à demie, Tellement qu’on voyait sur sa glace affermie Ainsi qu’un mont de […] Plus

    Lire la suite

  • Je ne sais à quoi vous pensez

    Je ne sais à quoi vous pensez De porter si riche coiffure Dessus vos cheveux agencés Par art, par ordre et par figure ; Rien ne vous sert aucunement De porter au bout de l’oreille Un si riche et gros diamant, Qui est de valeur non pareille. De quoi sert qu’un riche collet Si mignardement […] Plus

    Lire la suite

  • Ô somme doux, somme ami de nature

    Ô somme doux, somme ami de nature, Heur des mortels qui les maux adoucis, Somme bénin qui charmes les soucis, Ô commun bien de chaque créature, Si tu me veux de pareille aventure Que cette nuit, dessus mon lit assis, Me faire voir le front et les sourcis De ma maîtresse en songeuse peinture, Si […] Plus

    Lire la suite

  • Ô jour heureux, heure, temps, et moment

    Ô jour heureux, heure, temps, et moment, Auquel ma dame a d’une foi jurée Promis secours à mon âme enferrée Dans la prison de l’amoureux tourment ! Moi trop heureux, et trop heureux amant D’avoir enfin ma liesse assurée Par cellelà qui naguère acérée Me meurtrissait si misérablement. Mais, ah ! hélas ! je bâtis […] Plus

    Lire la suite

Charger plus
Toutes nos félicitations. Vous avez atteint la fin de l'internet.