Maintenant que le Ciel, plein d’une alme influence

Maintenant que le Ciel, plein d’une alme influence,
Chasse par ses doux feux l’outrageuse froideur
De l’orageux hiver, et fait par la vigueur
De l’humide et du sec féconder la semence,

Maintenant que Zéphyr dompte la violence
Du plus brave Aquilon, duquel l’âpre roideur
Entrouvre de Thétis l’horrible profondeur,
Et s’ouvrant jusqu’aux cieux ses entrailles élance,

Or que les grands coteaux de pampre sont couverts,
Que les champs sont ornés d’infinis sillons verts,
Et que d’un bel émail la prée est revêtue,

J’erre seul mitransi dans ces lieux écartés,
Et par le vain accent de mes vers rechantés,
Je décèle aux rochers la poison qui me tue.

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