Les Plus Lus

  • Le baiser en l’Amour est l’octave en Musique

    Le baiser en l’Amour est l’octave en Musique, Vous en avez prins un, et vous en voulez deux ; Pourquoy enervezvous les accords amoureux, C’est pecher, disiezvous, contre la Theorique. Non je ne baise point qu’en pure Arithmetique, Respondisje soudain, deux baisers savoureux Font nombre, l’unité est un rien mal heureux Payez moi, vous devez […] Plus

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  • Je m’embarque joyeux, et ma voile pompeuse

    Je m’embarque joyeux, et ma voile pompeuse M’ôte déjà la terre et me donne les mers, Je ne vois que le ciel uni aux sillons pers : C’est le premier état de mon âme amoureuse. Puis je vois s’élever une vapeur confuse, Ombrageant tout le ciel qui se fend en éclairs, Le tonnerre grondant s’anime […] Plus

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  • Je chante et pleure, et veux faire et défaire

    Je chante et pleure, et veux faire et défaire, J’ose et je crains, et je fuis et je suis, J’heurte et je cède, et j’ombrage et je luis, J’arrête et cours, je suis pour et contraire, je veille et dors, et suis grand et vulgaire, Je brûle et gèle, et je puis et ne puis, […] Plus

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  • Puisse advenir que ma fiere Maistresse

    Puisse advenir que ma fiere Maistresse Voyant le lict de mon sombre repos, En souspirant me tienne ce propos, La larme à l’oeil et le sein en tristesse : Ô sainct dépost, enfant de ma rudesse, Qui tien mon coeur enlacé dans tes os, Reçoi benin ces pleurs et ces sanglots, Et les regrets que […] Plus

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  • Ô Dieu qui vois ceste rouë execrable

    Ô Dieu qui vois ceste rouë execrable, Horrible object de ton juste courroux, Qui vois mon corps rompu de tant de coups, Chasse de moi ton ire espouvantable. Mes os brisez sous la barre effroyable, Ma chair mollie et tous mes nerfs dissous, Mes bras pendans et mes tristes genous Aurontils point leur Seigneur secourable […] Plus

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  • Muzain

    Tu es le rien, fortune : et si es toute chose, Rien, parce que de rien toutes choses se font, Tout, parce que dans toi les choses se défont ; Bref, tu es tout et rien, et leur métamorphose : Mais ce n’est pas par toi que j’aime ces beaux yeux, Qui me vont tempêtant […] Plus

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  • Qu’inférez-vous, menteurs, par vos beaux arguments

    Qu’inférezvous, menteurs, par vos beaux arguments, Que toutes choses sont un seul être immobile ? Vous n’avez fondement qui ne soit trop débile, La nature le montre avec ses mouvements. Et puisque le chaos reçoit les ornements Qui donnent l’être heureux à sa masse infertile, Ornements différents, quelle règle subtile Peut établir le fond de […] Plus

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