Dernières histoires

  • Ce sont les travaux…

    Ce sont les travaux de l’homme qui sont grands : celui qui met le lait dans les vases de bois, celui qui cueille les épis de blé piquants et droits, celui qui garde les vaches près des aulnes frais, celui qui fait saigner les bouleaux des forêts, celui qui tord, près […]

  • Le verre

    Nous ne pouvons rien trouver sur la terre, Qui soit si bon, ni si beau que le vetre. Du tendre amour berceau charmant, C’est toi, champêtre fougère C’est toi qui sers à faire L’heureux instrument Où souvent pétille, Mousse et brille, Le jus qui rend Gai, riant, Content. Quelle douceur Il […]

  • Ver-vert – Chanson

    À Nevers donc, chez les Visitandines, Vivait naguère un perroquet fameux, À qui son art et son cœur généreux, Ses vertus même, et ses grâces badines, Auraient dû faire un sort moins rigoureux. Si les bons cœurs étaient toujours heureux. Ver-Vert (c’était le nom du personnage). Transplanté là de l’indien rivage, […]

  • Maximes

    II.. L’amour-propre est le plus grand de tous les flatteurs. XIX. Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d’autrui. XXVI. Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement. XXXI. Si nous n’avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans […]

  • 08 – L’esprit dedans ce corps est retenu par force… [LXXI à LXXX]

    LXXI. L’esprit dedans ce corps est retenu par force, Il y vit en danger, en frayeur il y dort : Il faut pour faire fruit qu’il rompe son écorce Et pense que jamais assez tôt il n’en sort. LXXII. L’âme se plaint du corps, le corps se plaint de l’âme, Mais […]

  • Lettres perdues

    Par les fentes de l’éternité Nous parlerons ensemble Cherchant nos souffles Peu à peu laissant nos voix Se réaccorder Toi ciel moi terre Nous parlerons longtemps longtemps Jusqu’à ce que l’été Nous couvre de volubilis Autour de moi les grandes fleurs Muselées du jour Mon cœur comme la mer Se retire […]

  • Misère de l’homme du monde

    Venir à la clarté sans force et sans adresse, Et n’ayant fait longtemps que dormir et manger, Souffrir mille rigueurs d’un secours étranger Pour quitter l’ignorance en quittant la faiblesse : Après, servir longtemps une ingrate Maîtresse Qu’on ne peut acquérir, qu’on ne peut obliger ; Ou qui d’un naturel inconstant […]

  • La Muse Héroïque

    ODE RÉCITÉE À LA COMÉDIE FRANÇAISE PAR MADEMOISELLE RACHEL La Muse. Peuple, écoute la voix de la Muse héroïque. Pensive et recueillie et tout émue encor, Je viens chanter Corneille, et sur son front stoïque Étendre cette main qui tient des sceptres d’or. Car son esprit vivant dans ma veine circule, […]

  • 07 – La vie par l’effet s’estime, et non par l’âge… [LXI à LXX]

    LXI. La vie par l’effet s’estime, et non par l’âge, L’œuvre et non la durée en fait le jugement : Prou vit qui a vécu jusqu’à ce qu’il soit sage, Le bien vivre s’altère en vivant longuement. LXII. Les Actes longs ne font bonne le Comédie, Il la faut estimer selon […]

  • Il y avait des carafes…

    À Charles Veillet. Il y avait des carafes d’eau claire dans le petit jardin noir du ministre protestant, à sa maison qui a un air sévère ; et il y avait aussi de gros verres sur la nappe. Il y avait des feuilles aux contrevents. Le mois de Juin. Sur la […]

  • Songe d’hiver

    A sad tale’s best for winter ; I have one of spirits and goblins. Shakspere, Winter’s tale. Act.II, scène I. I Dans nos longs soirs d’hiver, où, chez le bon Armand, Dans notre farniente adorable et charmant On oubliait le monde aride, Vous demandiez pourquoi sur mon front fatigué, Au milieu […]

  • A la Jeunesse

    Prologue pour « La Vie de Bohème » au Théâtre de l’Odéon Mesdames et messieurs, nous vous donnons La Vie De Bohème, une pièce où le rire et les pleurs Se mêlent, comme aux champs, où notre âme est ravie, Les larmes du matin brillent parmi les fleurs. Pour dire ce […]